Édition 2015

Denis Beaumont, direteur général de TransbioTech affilié au cégep de Lévis-Lauzon

Biologiste de formation à l’emploi du Cégep de Lévis-Lauzon, Denis Beaumont s’est intéressé très tôt aux projets de développement des biotechnologies, d’abord comme enseignant de cette institution. Il a complété un diplôme de deuxième cycle en santé et sécurité du travail, acquérant ainsi une expertise sur les risques biologiques associés à l’utilisation des cellules vivantes, des microorganismes et des molécules essentiels au développement des biotechnologies. En 1998, il est le maître d’oeuvre pour la mise en place du centre collégial de transfert technologique (CCTT) en biotechnologies du cégep de Lévis-Lauzon, TransBIOTech, dont il est le directeur général depuis sa création. Il a notamment piloté le premier projet de recherche collégiale subventionné par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie au Québec. De 2005 à 2008, il a présidé le réseau Trans-tech regroupant les CCTT, où il a contribué activement à faire connaître la mission des CCTT et à développer des partenariats entre les centres de recherche et les entreprises. De 2006 à 2011, il a siégé au Conseil de la science et de la technologie, puis, de 2012 à 2014, au sein de la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec.

 
Édition 2010

Fernand Landry, autrefois directeur du Centre spécialisé de technologie physique du Québec de La Pocatière, maintenant président de Force productique (QC) Inc.

L’Association pour la recherche au collégial a décerné, le 11 mai dernier, son prix Reconnaissance 2010 à monsieur Fernand Landry, président de Force productique (QC) Inc. En lui remettant ce prix, les membres de l’ARC ont voulu souligner la contribution à la diffusion de la recherche collégiale d’un citoyen émérite de la région de La Pocatière, ex-directeur d’un centre collégial de transfert de technologie et entrepreneur audacieux en innovation technologique. « Fernand Landry est le fondateur d’un centre spécialisé retenu comme l’un des principaux modèles de l’ensemble du dispositif actuel des centres collégiaux de transfert de technologie. Encore de nos jours, ce modèle en inspire plus d’un, à l’échelle pancanadienne comme internationale », a affirmé le président du prix Reconnaissance de l’ARC, monsieur Bruno Geslain.

Chaque année, l’ARC souligne la contribution d’une personne ou d’un groupe de personnes au développement de la recherche collégiale. Le prix Reconnaissance vise à mettre en valeur le dynamisme et l’engagement de femmes ou d’hommes qui, par la nature de leurs interventions, ont participé à la consolidation du statut de la recherche collégiale et à l’amélioration de la qualité de la recherche effectuée dans les collèges.

Originaire de la région de Kamouraska, le récipiendaire de cette année, Fernand Landry, s’est intéressé à la haute technologie dès le début de sa carrière, alors qu’il enseignait la physique au Collège Sainte-Anne de La Pocatière, devenu plus tard le Cégep de La Pocatière. Jusqu’à sa retraite, en 2002, cet enseignant et entrepreneur réputé pour son franc parler a investi toutes ses énergies dans l’innovation et le développement de nouveaux produits technologiques. Fondateur de plusieurs petites et moyennes entreprises, inventeur, conférencier et auteur de deux livres sur le savoir en entreprise destinés aux futurs entrepreneurs, monsieur Landry s’est toujours réjoui des retombées de ses activités entrepreneuriales sur l’enseignement collégial.

C’est alors qu’il enseigne la technologie physique au Cégep de La Pocatière que monsieur Landry initie la création du Centre spécialisé de technologie physique du Québec (CSTPQ), qu’il dirige pendant près de 20 ans. Il fonde également le Centre national de transport en commun (CNTC), organisme issu du CSTPQ qui effectue de la recherche pour la mise au point de produits, de procédés de production et de systèmes pour l’industrie du transport en commun. Depuis leur mise sur pied, le CSTPQ et le CNTC ont réalisé plus de 1 000 projets de recherche ou d’innovation et ils sont à l’origine de la création de plus d’une douzaine d’entreprises ainsi que de nombreux essaimages dans la région de La Pocatière, participant ainsi au développement économique de leur région. Monsieur Landry est également président fondateur de la Fondation de recherche appliquée en technologie physique de La Pocatière, qui finance notamment des stages d’initiation aux technologies de pointe pour les jeunes de 14 à 17 ans. Gestionnaire hors pair selon ses collègues et pionnier de la valorisation de la recherche collégiale, monsieur Landry est considéré comme l’une des personnes ayant démarré et encadré le plus d’entreprises technologiques issues d’un cégep.

En rendant hommage à Fernand Landry, en 2006, la chaire d’entrepreneuriat Rogers-J.-A.-Bombardier avait reconnu « ses contributions exceptionnelles à la mise en valeur de la recherche au collégial », rappelant à cette occasion qu’il présentait « un modèle inspirant pour les générations futures ». « Aujourd’hui, les membres de l’ARC ajoutent leur voix à toutes celles qui ont déjà souligné l’énorme travail accompli par monsieur Landry ainsi que les retombées importantes de ses initiatives sur la qualité et la diffusion de la recherche collégiale », a souligné le président de l’Association, monsieur Luc Desautels, lors de la remise du prix Reconnaissance, effectuée pendant le colloque tenu par l’ARC dans le cadre du 78e Congrès de l’Acfas.

 
Édition 2008

Jacques Laliberté, consultant en pédagogie collégiale

Prix remis par Luc Desautels, président de l’ARC, et Bruno Geslain, membre honoraire de l’ARC

L’Association pour la recherche au collégial (ARC) a décerné son prix Reconnaissance à monsieur Jacques Laliberté, l’un des plus fiers ambassadeurs de la recherche collégiale. Par l’attribution de ce prix, les membres du jury ont voulu reconnaître une riche carrière de près de quarante ans et, surtout, souligner l’importante contribution de monsieur Laliberté au développement de la recherche collégiale.

Venu de l’enseignement au Centre d’animation, de développement et de recherche en éducation (CADRE) dès après la création des cégeps, Jacques Laliberté y est resté plus de quinze ans avant de devenir membre du Groupe de recherche-action (GRA) de PERFORMA, au milieu des années 1980. Il y est demeuré jusqu’à sa retraite. Fort intéressé par la diffusion des résultats de la recherche, Jacques Laliberté a été associé à la revue Prospectives pendant plus de seize ans, il en a d’ailleurs dirigé les travaux de 1969 à 1976, puis, de nouveau, de 1982 à 1986. À ce titre, il a été un grand diffuseur de la recherche collégiale; à l’inverse, il a beaucoup alimenté les chercheuses et chercheurs de collèges d’ici. Il a par ailleurs aussi agi comme courroie de transmission et fait état de nombreuses recherches menées à l’étranger. Incidemment, en 1994, l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC) lui a décerné un prix signalant l’importance de son influence sur le développement pédagogique du réseau collégial.

Monsieur Laliberté est un pionnier dans la recherche sur ce qu’on appelait alors la « formation fondamentale ». En 1983, il a constitué le dossier souche sur la formation fondamentale qui fut une recension des travaux ayant permis d’amorcer une réflexion sur la nature et la place de la formation générale dans les programmes de formation. Il a élaboré ensuite, en 1984, un instrument d’évaluation de la formation fondamentale à l’intention des collèges. À cet égard, il a rédigé plusieurs articles sur la formation fondamentale et l’approche programme ainsi que sur son rôle dans la dynamique du collège. Ces travaux l’ont également amené à étudier la pensée critique et les facteurs de son développement.

Dès le début des années 1990, Jacques Laliberté s’est intéressé à la profession enseignante à l’ordre collégial, ce qui l’a notamment amené à développer — en collaboration avec madame Sophie Dorais — un profil de compétences du personnel enseignant du collégial (1999). Il a également étudié la formation des enseignantes et enseignants, le rôle de l’épreuve synthèse de programme, les politiques institutionnelles et l’interdisciplinarité dans les collèges. Ainsi, il a beaucoup contribué à la recherche institutionnelle.

Comme en a déjà témoigné feu Paul-Émile Gingras, ex-directeur général du CADRE, dans un bulletin de l’ARC publié en 1995 : « Avec son esprit analytique exceptionnel et ses dons naturels d’expression et d’animation, Jacques Laliberté sait repérer les maîtres en pédagogie, identifier les tendances lourdes et novatrices, les exprimer et les développer, susciter une réflexion créatrice. Et cette compétence est d’autant plus admirable et efficace qu’elle s’exerce dans un climat de simplicité et du plus grand respect de l’autre. » C’est ce « chef de file des artisans de la recherche collégiale » que l’ARC a voulu récompenser en 2008.

 
Édition 2007

Collège Dawson

L’Association pour la recherche au collégial (ARC) a décerné son prix Reconnaissance au collège Dawson pour souligner son importante contribution au développement de la recherche collégiale. En lui remettant ce prix, les membres de l’ARC ont rendu hommage au collège qui a démontré un engagement réel, stimulant et encourageant la recherche. Le collège Dawson se voit ainsi récompensé pour les efforts qu’il déploie et le leadership qu’il exerce. Cet intérêt, ce goût pour la recherche marque d’ailleurs la vie du Collège depuis déjà longtemps.

Le soutien que le collège Dawson apporte à l’interne, soit aux individus, soit aux équipes, soit encore aux groupes, témoigne de son engagement. Ainsi, ce collège a été le premier établissement du réseau collégial à se doter d’un conseiller à la recherche. En outre, le Centre de perfectionnement et de recherche offre depuis 1982 non seulement un soutien administratif et des conseils, mais il assure également la liaison avec les différentes instances du Collège (département des ressources humaines, syndicats, etc.). Le Collège contribue financièrement à la publication et la diffusion des projets réalisés ou en cours de réalisation, de même qu’il fournit un apport monétaire à toute chercheuse ou tout chercheur subventionné. Autre exemple à souligner, le Centre d’alphabétisation du Québec (Literacy Centre) a ses bureaux au collège Dawson; il s’agit d’un centre de ressources, de perfectionnement professionnel et de recherche qui soutient les pratiques les plus efficaces et le développement de politiques en alphabétisation au moyen de liens créés entre la recherche, les politiques et les pratiques associées au domaine de l’alphabétisation.

Au fil des ans, le collège Dawson a créé un imposant bassin de chercheuses et de chercheurs, menant des projets dans des champs de recherche très variés, appartenant autant aux secteurs de la santé, que de la nature et des technologies ou, encore, des sciences sociales et humaines, des arts et des lettres; tous ont été soutenus par le Centre de perfectionnement et de recherche du Collège. Parmi ces chercheuses et ces chercheurs figurent des personnalités reconnues dans diverses disciplines, qui ont bâti la réputation de l’établissement, dont deux récipiendaires du prix Reconnaissance de l’ARC, Catherine Fichten (2004), enseignante et chercheuse au Collège, et Bruno Geslain (1994), premier coordonnateur du Centre de perfectionnement et de recherche. Plusieurs revues scientifiques, techniques ou professionnelles ont publié les articles et dossiers des chercheuses et des chercheurs du collège Dawson, que ce soit en physique, en chimie, en mathématiques, en santé, en psychologie, en éducation ou en philosophie.

Lors de la remise du prix, le président de l’ARC, Luc Desautels, enseignant et chercheur au Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption, a rappelé que « si le Collège orchestre un ensemble d’actions dans son quotidien, il reste très engagé envers l’ensemble du réseau ». Incidemment, en 1986, c’est à Dawson qu’on a vu l’émergence d’un regroupement de chercheuses et de chercheurs ayant à cœur la défense de la recherche qui, lors d’un premier colloque traitant de la recherche, quelques mois plus tard, a mené à la création de l’ARC. On y apprécie aussi la participation des membres du personnel à des comités d’évaluation pour plusieurs programmes de subvention de la recherche ou à des jurys de concours. À tout seigneur tout honneur, c’est le directeur général du collège Dawson qui a présidé, l’automne dernier, le comité de travail sur la recherche au collégial mis sur pied par la Fédération des cégeps, comité qui a rédigé un avis sur la question.

C’est Ray Bourgeois, Dean of Science, Medical Studies and Engineering, qui a reçu le prix Reconnaissance de l’ARC au nom du collège Dawson. Touché, il a déclaré : « Le collège Dawson est heureux de recevoir ce prix qui est le signe que notre collège a atteint sa pleine maturité. Dans sa croissance, celui-ci a su marier recherche et enseignement, affirmant ainsi son appartenance à l’enseignement supérieur. Nous sommes d’autant plus flattés que c’est la première fois que le prix Reconnaissance de l’ARC est remis à un établissement d’enseignement. »

 
Édition 2006

Jacques Boisvert, professeur et chercheur au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu

L’Association pour la recherche au collégial (ARC) a décerné son prix Reconnaissance 2006 à monsieur Jacques Boisvert, professeur et chercheur au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu. En lui remettant ce prix, les membres de l’ARC ont rendu hommage à leur collègue pour la constance et la diversité de ses actions en faveur du développement de la recherche collégiale. Attribué pour la première fois en 1993, ce prix, cette reconnaissance de l’ARC et de ses membres, vise justement à mettre en valeur le dynamisme et l’engagement de femmes ou d’hommes qui, par la nature de leurs interventions, ont participé à la consolidation du statut de la recherche collégiale et à l’amélioration de la qualité de la recherche effectuée dans les collèges.

Le récipiendaire de cette année, Jacques Boisvert, enseigne depuis 32 ans au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu; il a réalisé plusieurs recherches, tandis qu’une cinquantaine de ses publications et communications témoignent, depuis plus d’une décennie, de l’étendue de ses travaux. Parmi les publications à souligner, mentionnons Enseigner et comprendre. Le développement d’une pensée critique, préparé avec Louise Guilbert et Nicole Ferguson, publiée en 1999 aux Presses de l’Université Laval et récompensé du Prix « Livre et monographie » 2000 par l’Association canadienne pour l’étude des fondements de l’éducation.

Dans le cadre de deux stages du doctorat en éducation qu’il a effectués au Laboratoire de métacognition de l’Université du Québec à Montréal, monsieur Boisvert a participé à une recherche sur L’impact des buts d’orientation sur le rendement de cégépiens; c’était en 1993. Plus récemment, Jacques Boisvert a complété des recherches subventionnées par le Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du gouvernement du Québec. À titre de chercheur principal, il a réalisé toutes les tâches reliées à quatre grands projets :

- Les représentations sociales des garçons quant au collège et à la réussite (2004-2006);
- Pensée critique et programmes d’études au collégial (2002-2004);
- Pensée critique et sciences humaines (1999-2001);
- Formation de la pensée critique et psychologie au collégial (1994-1996).

Gilles Raîche, professeur au Département d’éducation et pédagogie de l’Université du Québec à Montréal, président du prix Reconnaissance, a souligné, lors de la remise du prix, la continuelle présence de Jacques Boisvert aux activités liées à la promotion de la recherche collégiale. À cet égard, il note principalement la contribution du lauréat à des jurys, qu’il s’agisse des Prix étudiants de l’ARC ou de comités de sélection des programmes de financement de la recherche, ainsi que son travail de diffusion des réalisations en recherche à l’ordre collégiale en tant que rédacteur en chef de la revue Pédagogie collégiale. La contribution de Jacques Boisvert à la recherche est fort appréciable. « Il a contribuée à former les professeurs qui l’ont secondé dans ses projets de recherche et – par ses paroles et ses écrits – il a toujours travaillée à améliorer la pratique de la recherche dans le réseau collégial et à y intéresser le plus de gens possible », témoigne pour sa part sa collègue Chantal denis, directrice des études au cégep Saint-Jean-sur-Richelieu.

 
Édition 2005

Raymond-Robert Tremblay, directeur des études et des communications au cégep Marie-Victorin

L’Association pour la recherche au collégial a décerné, le 9 juin dernier, son prix Reconnaissance 2005 à monsieur Raymond-Robert Tremblay, directeur des études et des communications au cégep Marie-Victorin. En lui remettant ce prix, les membres de l’ARC ont rendu hommage à leur collègue dont la carrière a commencé en 1980.

Raymond-Robert Tremblay est détenteur d’une maîtrise en philosophie et d’un doctorat en sémiologie. Après quelque 10 ans d’enseignement de la philosophie, il a amorcé en 1990 sa carrière de chercheur, en s’intéressant aux sciences cognitives. Au fil des ans, monsieur Tremblay a publié bon nombre d’articles de philosophie et de sociosémiotique. Spécialiste en méthodologie du travail intellectuel, il a également été l’auteur de nombreux ouvrages didactiques ainsi que de plusieurs articles sur la pédagogie et l’éducation.

De 1998 à 2004, monsieur Tremblay a été coordonnateur des programmes préuniversitaires, de la formation générale, de l’aide à l’apprentissage et de la recherche au cégep du Vieux Montréal. À ce titre, il a notamment géré les dossiers concernant la formation générale, les programmes d’études préuniversitaires, de techniques humaines et de soins infirmiers, le dossier sur les indicateurs de la réussite scolaire et la politique d’évaluation des apprentissages; il a également mis sur pied et assumé la gestion du service de recherche et de développement du Cégep. Par ailleurs, sous la gouverne de Raymond-Robert Tremblay, le cégep du Vieux Montréal s’est doté d’un cadre éthique et déontologique de la recherche et d’un site Web sur la recherche réalisée dans cet établissement.

« La contribution de Raymond-Robert Tremblay à la recherche au collégial et à l’université est inestimable; depuis le début, l’ARC a pu compter sur son engagement et a eu en lui un ardent défenseur de la cause de la recherche collégiale », a déclaré Marie-France Bélanger, présidente du conseil d’administration de l’Association. Il sait toujours insuffler et transmettre à ses collègues, comme il l’a fait à ses étudiantes et étudiants, sa passion pour la recherche et l’enseignement. À cet égard, sa feuille de route témoigne éloquemment de sa rigueur et de sa compétence en pédagogie collégiale et universitaire.

 
Édition 2004

Catherine Fichten, enseignante et chercheuse au Dawson College

Prix remis par Bruno Geslain, coordonnateur du Centre de perfectionnement et de la recherche au Dawson College et conseiller de l’ARC

À l’origine de l’ARC, il y eu les chercheuses, les chercheurs du collégial, avec leurs passions, leur curiosité, leur créativité.

La femme que nous honorons aujourd’hui a poussé un petit groupe de personnes dont je faisais partie, vers 1986-1987, à croire qu’il valait la peine d’investir beaucoup d’énergie dans la recherche. Et c’est précisément ce que nous avons fait en fondant notre association.

Je la trouvais exigeante, elle m’intimidait même un peu. Dès les premières rencontres, alors que j’étais novice dans le domaine, elle me bombarda de suggestions, me signala les risques qui menaçaient la recherche collégiale, me suggéra des solutions, bref, elle m’informa et... me forma.

Active en recherche depuis 1978, notre récipiendaire détient un baccalauréat en psychologie et un doctorat en psychologie clinique de l’Université McGill, ainsi qu’une maîtrise en psychologie sociale de l’Université Concordia.

Depuis 1982, elle mène de front des recherches dans trois domaines : l’accès des personnes handicapées à l’éducation, les technologies au service des personnes handicapées, les troubles du sommeil.

Pour ces travaux, elle a reçu, année après année, des subventions de divers fonds : Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche, Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, Health and Welfare, Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage, Conseil québécois de la recherche sociale, Bureau des technologies d’apprentissage, Persévérance et réussite scolaires. Elle fait aussi partie de projets de regroupement stratégiques du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture.

Très vite, elle a compris l’importance de développer des collaborations et des partenariats. Elle en a ainsi établi d’abord avec les universités Concordia, du Québec, McGill, Laval mais aussi avec des établissements hors Québec tels que les universités de Toronto, de l’Alberta, de Colombie-Britannique, avec le cégep de Sainte-Foy, avec des hôpitaux et des associations professionnelles (Jewish General Hospital, Association québécoise interuniversitaire des conseillers CAMO, Comité d’adaptation de la main-d’oeuvre pour personnes handicapées, Mackay Center, pour n’en nommer que quelques-uns).

Actuellement, elle est entre autres chercheuse principale pour un projet subventionné par les Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (Initiative de la nouvelle économie). Ce projet compte de nombreux co-chercheurs universitaires, dont plusieurs partenaires des États-Unis (Equal Access to Software and Information USA, National Center for Disability Services USA) et du Canada (NEADS Canada, Pearson Education).

Elle est reconnue à la fois au Québec, dans le reste du Canada et à l’étranger : professeure invitée à l’Université Keio de Tokyo, chercheuse professeure associée à McGill, psychologue clinique au Jewish General Hospital, professeure assistante à l’Université Concordia.

Depuis 1995, elle a publié plus de 30 articles dans des revues scientifiques avec arbitrage telles que le American Psychological Association Journal, le Journal of Behavioral Medicine, etc., et rédigé de nombreux chapitres de livres.

Chercheuse émérite, elle a aussi le souci de former la relève : elle supervise des thèses de maîtrise en éducation et s’occupe de chercheurs étudiants au doctorat à McGill, à Concordia, à l’Université de Montréal, à l’UQAM. Quand un jeune chercheur frappe à ma porte, je lui suggère d’entrer en contact avec elle, si généreuse de conseils.

En 1987, elle a reçu le Prix de l’ARC et de l’Université de Montréal pour sa contribution au développement de carrières de chercheurs. Elle a fait partie de nombreux comités d’évaluation pour le Conseil de recherches en sciences humaines et le Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche. Steven Pinker, célèbre linguiste de Harvard, se souvient d’elle comme d’une enseignante remarquable. Elle fait participer ses étudiants de cégep à ses travaux de recherche, les initie à la rédaction d’articles scientifiques de haut niveau et à la présentation de communications dans des conférences internationales.

Avec une grande modestie, elle accumule les positons honorifiques : membre du comité de rédaction du Journal of Sleep Medicine, éditrice associée du Canadian Journal of Rehabilitation, membre du comité de rédaction du Journal of Post Secondary Education and Disability. Elle a été classée récemment parmi les chercheurs et les savants les plus prolifiques au Canada!

Généreuse, je disais? Elle occupe aussi de nombreux postes à titres de bénévole : membre du conseil d’administration de l’Association québécoise des étudiants ayant des incapacités physiques, du comité des partenaires du centre de réadaptation Constance Lethbridge, du comité d’éthique du collège Dawson, du conseil d’administration de l’Action for Self defense for Women with Disabilities, du conseil d’administration du conseil communautaire de Notre-Dame-de-Grâces, du jury de sélection Innovative Applications of Adaptative & Assistive Technology, de l’Association on higher education and disabilities (AHEAD).

Aucun préjugé, aucun snobisme chez cette chercheuse qui force l’admiration. Elle publie des articles dans les plus grands journaux scientifiques nord-américains, mais elle est aussi là pour proposer un texte pour le bulletin de l’ARC, ou pour Pédagogie collégial ,sans parler des manuels qu’elle met à la disposition des collègues de son collège.

Consciente de l’importance de la recherche pour les décideurs, elle a contribué au rapport soumis au ministre Rochon en 2000, Vue d’ensemble pour une politique scientifique du Québec, et a préparé un mémoire à l’intention du ministre du Développement des ressources humaines du Canada et des gouvernements provinciaux sur l’accessibilité aux études secondaires et supérieures, Les étudiants handicapés et l’accès aux ordinateurs et aux technologies. De 1999 à 2001, elle a publié plus de dix articles et avis en français et en anglais destinés aux praticiens, aux politiciens et aux professionnels de la santé.

En somme, voilà une enseignante et une chercheuse respectée tant au collégial qu’à l’université. Ses recherches ont depuis longtemps un impact concret sur son milieu. Elle a créé, par exemple, la centre ADAPTECH, qui a ses bureaux au collège Dawson et dont le personnel est constituée de personnes handicapées physiques.

Habituée aux tribunes les plus prestigieuses, vous aurez remarqué sa présence discrète à tous les colloques de l’ARC.

Par sa générosité, son dévouement, son rayonnment international, ses publications innombrables, les nombreux liens et partenariats inter-ordres et souvent bilingues qu’elle tisse, elle donne l’exemple et porte très haut les couleurs de la recherhce collégiale. Elle est une source d’inspiration, un mentor chevronné. Pour elle, il n’y a pas de petits ou de grands chercheurs : il y a des chercheurs, des problématiques à expliquer et surtout des gens à aider.

Pour sa fidélité à la recherche et à l’ARC, pour son prestique qui rejaillit sur nous tous et nous toutes, parce que ses succès dorent le blason de la recherche et assurent à l’ordre collégiale une plus grande crédibilité en cette matière, l’ARC décerne le prix Reconnaissance 2004 à madame Catherine Fichten.

 
Édition 2003

Andrée Cantin, conseillère pédagogique au cégep régional de Lanaudière à Joliette

Prix remis par Bruno Geslain, coordonnateur du Centre de perfectionnement et de recherche au Dawson College et président de l’ARC

Après avoir enseigné l’anthropologie pendant neuf ans dans plusieurs collèges, Andrée Cantin entreprend une carrière de conseillère pédagogique. On la retrouve successivement dans plusieurs cégeps. Madame Cantin a la bougeotte, elle passe allègrement du réseau collégial à l’ordre d’enseignement primaire en faisant un détour par l’université. Ses horizons sont larges, tout comme sa conception de la profession de conseillère pédagogique. En pédagogie, elle touche à tout : élaboration et évaluation de programmes, formation et animation des enseignantes et enseignants, réussite scolaire et, bien sûr, recherche. Elle établit des liens entre tous les réseaux qu’elle fréquente et, partout où elle passe, s’implique et se porte volontaire pour travailler au sein de comités ou de groupes de travail. Bref, Andrée est une agente de changement, elle se met de l’avant et ne craint pas d’innover.

Dès 1991, Andrée Cantin participe aux séminaires de l’ARC et contribue au bulletin de l’Association. En 1993 et 1994, elle occupe le poste de secrétaire du conseil d’administration et se présente comme membre du groupe de recherche-action de PERFORMA. Elle se porte responsable du comité organisateur du colloque annuel de l’ARC, tenu au cégep de Joliette, en 1994.

Madame Cantin s’intéresse très vite à la problématique des nouvelles chercheuses et nouveaux chercheurs du réseau collégial. À leur intention, elle propose au conseil une série de mesures et organise un atelier qui sera offert dans le cadre du colloque de 1994. Ces mesures, il faut le reconnaître, ne sont pas sans rappeler le programme de mentorat que l’ARC a mis en place l’an dernier, grâce à une subvention du ministère de l’Éducation. En 1995 et 1996, Andrée Cantin occupe le poste de conseillère au sein du conseil d’administration de l’Association et, à ce titre, coordonne et coanime des séminaires de formation en méthodologie de la recherche et en traitements statistiques. Elle organise ainsi 26 séminaires, 314 inscriptions! Elle innove en offrant neuf séminaires de recherche aux enseignantes et enseignants, ainsi qu’au personnel professionnel des collèges privés, depuis peu admissibles au programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) du ministère de l’Éducation du gouvernement du Québec. En 1995-1996, elle continue de servir l’ARC à titre de secrétaire du conseil d’administration, et il faut vivre et connaître l’exigence de ces responsabilités bénévoles au sein du conseil pour apprécier l’engagement soutenu d’Andrée Cantin pendant quatre ans. Durant cette période et chaque fois que l’occasion lui en est donnée, madame Cantin fait aussi la promotion de la recherche au collégial auprès du réseau provincial des répondantes et répondants locaux de PERFORMA.

De 1991 à 1995, Andrée Cantin produit une recherche portant sur les facteurs d’intégration et de réussite, recherche subventionnée par le PAREA du ministère de l’Éducation du gouvernement du Québec. En 2000-2002, elle mène, en tandem avec Michelle Lauzon, du collège de Maisonneuve, une recherche intitulée Expériences de mentorat au collégial. En 2000, elle rédige pour son collège un guide sur les sources de subvention.

Andrée Cantin a publié plusieurs textes : articles dans le bulletin de l’ARC, à Informa et au Relais de PERFORMA, « Journal de l’autre bord » dans Pédagogie collégiale, et deux rapports d’évaluation des séminaires de l’ARC. En collaboration avec Serge Dubuc, elle publie en 1995 Facteurs d’intégration et réussite à la première session.
Madame Cantin présente de nombreuses communications dans le cadre des colloques de l’Association québécoise de pédagogie collégiale (AQPC), de l’ARC ou de l’Association pour les applications pédagogiques de l’ordinateur au postsecondaire (APOP), du colloque conjoint de l’AQPC et de l’Association des collèges communautaires du Canada (ACCC), de l’Association pour le développement de la mesure et de l’évaluation (ADMEE), au conseil des collèges et devant l’assemblée générale des répondantes et répondants locaux de PERFORMA.

Les contributions de madame Cantin à la recherche sont multiples, et l’ARC veut reconnaître aujourd’hui sa générosité, sa fidélité, sa persévérance, son sens du réseautage, ses talents d’animatrice et, aussi, sa modestie. À Andrée qui, par sa constance, a toujours travaillé pour la promotion de la recherche, comme enseignante et comme conseillère, je dis merci et bravo. J’ai le plaisir, au nom de l’ARC et de toutes et tous ici réunis, de lui remettre le prix Reconnaissance 2003.

 
Édition 2002

Suzanne Veillette, enseignante et chercheuse au cégep de Jonquière

Prix remis par Bruno Geslain, coordonnateur du Centre de perfectionnement et de recherche au collège Dawson et président de l’ARC

Fidèle compagne de la recherche à l’enseignement collégial, Suzanne Veillette a répondu à l’appel lancé en 1987 dans tous les collèges du Québec, appel invitant les chercheuses et chercheurs à unir leurs forces pour mettre fin à leur isolement et faire reconnaître leur existence et leurs besoins. Dès 1987, soit avant même la création de notre association, madame Veillette se porte volontaire à titre de membre du comité provisoire pour l’implantation de l’Association pour la recherche au collégial. Il faut savoir que, bien avant cela, dès 1983, elle siégeait au comité conseil du programme ACSAIR au Fonds pour la formation de chercheurs et l’aide à la recherche, comité dont elle est devenue présidente en 1986. Au cours des quinze années qui suivront, elle sera une collaboratrice sur qui l’ARC et la recherche en général pourront toujours compter. Elle accepte la responsabilité, en 1995, du comité du programme scientifique du 7e Colloque de l’ARC. Suzanne Veillette est aussi une enseignante-chercheuse émérite, pour qui les deux fonctions vont de pair. Généreuse de sa personne, elle accepte de siéger à plusieurs reprises aux comités de pairs qui évaluent les projets de recherche du Programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) du ministère de l’Éducation du gouvernement du Québec et au sein du jury d’évaluation des rapports de recherche au concours des Prix du ministre de l’Éducation. Elle participe aussi aux travaux du jury pour le Mérite scientifique de sa région, en 1990-1991. Cette même année, elle trace un trait d’union entre la recherche collégiale et l’université de sa région en agissant comme membre du comité d’attribution des fonds de recherche de l’Université du Québec à Chicoutimi.

Reconnaissant son engagement, de nombreux comités sollicitent par la suite son expertise. Elle devient membre du comité scientifique du Consortium de recherche en éducation. Depuis 1996, elle est chargée de projet au Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire du Saguenay—Lac-Saint-Jean et membre du comité de supervision à l’Unité de recherche clinique du Centre hospitalier de la Sagamie. En 1998, elle devient aussi membre du conseil d’administration de la Corporation de recherche et d’action sur les maladies héréditaires (CORAMH). Depuis 1982, elle assume la responsabilité du service de recherche du Groupe d’étude des conditions de vie et des besoins de la population (ECOBES). Enfin, elle est aussi reconnue pour ses travaux dans le domaine de la sociographie de la santé et de l’éducation, et en sociologie de la jeunesse. Elle compte de nombreuses publications et communications scientifiques en génétique, et ce, sur la scène internationale.

Je pourrais mentionner encore les nombreuses associations scientifiques dont elle est membre, mais je m’en tiendrai à souligner ses qualités humaines, sa générosité, son engagement pour l’avancement des connaissances, son souci du développement régional et de la pertinence sociale de la recherche. Tout au long de ces années, avec beaucoup de discrétion et d’efficacité, elle a su garder intacte la passion pour la recherche et l’enseignement.

 
Édition 2001

Francois Lasnier, autrefois professeur d’éducation physique au collège de Sainte-Foy, maintenant consultant en mesure et évaluation

Prix remis par Gilles Raîche, conseiller pédagogique au collège de l’Outaouais et président de l’ARC

Marque de son souci de l’amélioration de la qualité de la recherche effectuée dans les collèges ainsi que de son obsession de la rigueur scientifique, François Lasnier a eu l’idée et a mis sur pied avec Robert Ducharme les séminaires de formation à la méthodologie de la recherche. Les méthodologies autant de type qualitatif que de type quantitatif étaient visées. Ces activités de formation font partie, depuis ce temps, des activités récurrentes annuelles importantes de l’Association. Elles permettent clairement à l’Association de jouer son rôle quant au développement de la recherche et quant au soutien aux chercheurs. François Lasnier ne s’est pas contenté de mettre sur pied ces séminaires de formation à la méthodologie de la recherche. Il a aussi agi constamment à titre de personne ressource pour les séminaires de formation à la méthodologie de la recherche de type quantitatif.

Attestation de son engagement, Il a participé à presque tous les événements organisés par l’ARC, dont principalement les colloques. D’ailleurs, Il a fait preuve d’une disponibilité constante aux diverses activités de l‘Association sur un simple appel téléphonique. Il a apporté son soutien à la rédaction de demandes de subventions, à la réalisation de plusieurs projets de recherche ainsi qu’aux équipes de recherche quant au volet méthodologique. On peut d’ailleurs noter que son nom se retrouve sur la page de remerciement de plusieurs rapports PAREA. Il a assumé la présidence de l’ARC et représenté l’Association à maintes reprises. Enfin, Il a réalisé plusieurs projets de recherche financés par le programme PAREA, dont ses travaux sur les groupes stables ainsi que ceux en éducation physique.

Pour son dynamisme, son engagement, l’ampleur de ses interventions et sa participation à l’amélioration de la qualité de la recherche au collégial ainsi qu’à la consolidation de son statut et au développement de celle-ci, l’Association pour la recherche au collégial remet, cette année, son Prix RECONNAISSANCE à François Lasnier, ex-enseignant en éducation physique au cégep de Sainte-Foy.

 
Édition 2000

Gilles Raîche, conseiller pédagogique, répondant local PERFORMA, au collège de l’Outaouais

Prix remis par Bernard Rivière, professeur à l’Université du Québec à Montréal

Gilles Raîche a été membre du conseil d’administration de l’ARC de 1993 à 1998, dont trésorier (1993-1994), président (1994-1997) et conseiller (1997-1998). Il a assumé la co-présidence de deux colloques (Joliette et Outaouais) et représenté le conseil d’administration aux colloques réalisés au cégep de Jonquière et au collège Dawson. Il a été également coordonnateur des séminaires de l’ARC en 1996-1997.

Il est noter qu’il est à l’origine de plusieurs actions ou réalisation de l’Association. Ainsi, il est à l’origine de l’idée du Fond coopératif de la recherche au collégial (FCRC), en collaboration avec monsieur Gaétan Boucher, directeur général de la Fédération des cégeps. Il a d’ailleurs tenu à l’hiver 1997 une consultation à ce sujet auprès des membres de l’ARC. Cette consultation, suivi par la suite d’états généraux sur la recherche au collégial, a permis la rédaction par Robert Ducharme d’un document d’une grande utilité pour l’ARC aucours des dernières années pour assurer la survie et la renaissance de la recherche au collégial : La recherche au collégial - Un potentiel considérable,une contribution significative. Par ailleurs, Gilles Raîche a conçu le premier site web de l’Association et a mis sur pied les Prix étudiants et le Prix pour contribution technologique que l’ARC remet chaque année dans le cadre de son colloque.

Gilles Raîche est un défenseur infatigable de la recherche au collégial auprès d’une multitude d’intervenants : conseillers pédagogiques, réseau PERFORMA, Commission d’évaluation de l’enseignement collégial, Conseil de la science et de la technologie, Réseau Transtech, Direction de l’enseignement collégial, Fédération des cégeps et collèges privés, pour ne nommer que ceux-là.

 
Édition 1999

Gérard Lombard, professeur en techniques du textile et chercheur au cégep de Saint-Hyacinthe

Prix remis par Robert Ducharme, professeur au cégep de St-Jérôme et conseiller de l’ARC, et Rosemarie Dallaire, Bell Canada

Gérard Lombard a soutenu la cause de la recherche pendant près d’une quinzaine d’année. Le jury note aussi son sens remarquable de l’organisation, sa compétence en recherche, de même que sa patience, sa tolérance et sa persistance.

Il s’est fait connaître, en premier lieu, par sa participation aux travaux sur la recherche de la Fédération des cégeps où il siège depuis 1988 à titre de représentant des chercheurs des centres collégiaux de transfert de technologie. Il a aussi été membre du comité mixte de la recherche au collégial au cours des dix dernières années. Il a aussi été membre du comité exécutif de l’ARC de 1991 à 1993. C’est avec lui et Jacqueline Giard, à ce moment, que les premiers bulletins de liaison de l’ARC dignes de ce nom sont apparus.

Gérard Lombard s’est aussi signalé à titre de chercheur prolifique dans le volet de la recherche technologique. Dans la même foulée, il a de plus participé à la création du Prix pour contribution technologique et a été directeur du centre collégial de transfert des technologies textiles de Saint-Hyacinthe.


 
Édition 1998

Paul Bourbeau, directeur des études au cégep de Saint-Jérôme

Prix remis par Robert Ducharme, professeur au cégep de Saint-Jérôme et conseiller de l’ARC

Paul Bourbeau commence sa carrière comme conseiller pédagogique spécialisé dans l’intégration des médias audiovisuels de 1971 à 1981, avant de devenir directeur des études du cégep de Saint-Jérôme en 1981, poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite. Vivement intéressé par les expérimentations pédagogiques liées à l’utilisation de l’audiovisuel, il s’intéresse tôt, comme directeur des études, à la recherche et devient président du comité de la recherche de la Commission des affaires pédagogiques (CAP) de la Fédération des cégeps. Il organise notamment le premier colloque sur la recherche collégiale en 1987. Il devient ensuite président de la CAP et du Service régional d’admission du Montréal métropolitain, et se fait un défenseur infatigable de la recherche collégiale. Afin de souligner sa contribution exceptionnelle au milieu de la
recherche dans le réseau collégial, l’Association pour la recherche au collégial (ARC) lui a décerné son prix Reconnaissance en 1998.

 
Édition 1997

Robert Ducharme, professeur en psychologie et chercheur au cégep de Saint-Jérôme

Prix remis par Hélène Lavoie, DGEC, Jacqueline T. Giard, Collège Champlain, Michel Perron, Groupe Écobes et Bruno Geslain, Collège Dawson

Robert Ducharme est directement associé aux nombreuses réflexions qui ont jeté les bases des trois créneaux de la recherche au collégial, soit la recherche pédagogique, la recherche technologique et la recherche fondamentale. En raison de ses connaissances sur lesujet, il a été invité à participer aux travaux du comité mixte sur la recherche au collégial. Il a ainsi contribué aux travaux concernant les centres collégiaux de transfert de technologie, à l’intégration des chercheurs de collèges aux programmes du FCAR et à l’élaboration des programmes d’aide à la recherche de la DEGEC, soit PAREA, PART et PSCC.

Plusieurs autres collaborations avec le MEQ sont aussi à signaler. Entre autres, il a mené une vaste enquête, fort précieuse par la suite, sur les activités des chercheurs de cégeps qui a permis de tracer un portrait de la recherche au collégial. Il a aussi été invité à travailler à la rédaction d’un document d’orientations ministérielles sur la recherche - Mettre à profit les compétences scientifiques et technologiques des collèges -. De plus, on ne peut pas passer sous silence sa participation à l’élaboration ou à la révision des guides des programmes de subvention ainsi qu’au secrétariat des comités d’évaluation des comités d’évaluation PAREA

 
Édition 1996

Hélène Lavoie, responsable du programme d’aide à la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (PAREA) au service de la recherche et du développement de la Direction générale de l’enseignement collégial (DGEC) du ministère de l’Éducation

Prix remis par Robert Ducharme, professeur au cégep de St-Jérôme et secrétaire de l’ARC

La plupart des chercheurs sont unanimes pour souligner l’aide, le soutien et l’encouragement qu’ils ont reçus de la part d’Hélène Lavoie . Elle a fait preuve d’une intégrité professionnelle pratiquement légendaire. Bien que le réseau collégial soit petit, comme elle se plaît à le dire, et que tout le monde y est l’ami ou l’ennemi de tout le monde, elle a su imposer des règles de sélection et d’évaluation des projets de recherche au programme PAREA qui sont à l’abri de tout conflit d’intérêt.

De plus, elle a toujours porté haut et fort le flambeau de la recherche au collégial. Que ce soit dans les comités internes de la DGEC, au comité mixte avec la Fédération des cégeps, ou ailleurs, elle a toujours défendu le potentiel de recherche des collèges ainsi que les capacités scientifiques des chercheurs du collégial.

 
Édition 1995

Michel Perron, directeur du groupe Écobes, affilié au cégep de Jonquière

Prix remis par Robert Ducharme, professeur au cégep de St-Jérôme et secrétaire de l’ARC

Michel Perron est un chercheur chevronné dont la production scientifique est largement connue, tant dans le milieu collégial qu’universitaire, et tout autant sur la scène locale, régionale, nationale qu’internationale. Il s’est distingué dans chacun des trois volets de la recherche au collégial. D’abord, par des travaux en recherche fondamentale sur la dystrophie myotonique et la sociologie de la santé. Puis, dans des incursions en recherche technologique, lors du développement de nouveaux outils de cartographie assistée par ordinateur. Finalement, par son implication en recherche pédagogique à l’occasion d’importantes analyses sur l’accessibilité scolaire et l’origine sociale. Le nombre de projets réalisés par Michel Perron ainsi que par le groupe Écobes excède aisément la trentaine. Ces travaux ont été financés par presque tous les organismes subventionnaires auxquels les chercheurs de collèges sont admissibles.

Cette productivité scientifique serait suffisante en elle-même pour que lui soit accordé le Prix Reconnaissance. Mais il y a bien plus encore. Michel Perron a toujours su manifester une capacité inépuisable d’engagement au développement de la recherche au collégial ainsi qu’à notre Association. Pendant plus de 15 ans, il fut représentant des collèges au sein d’un nombre imposant de comités chargés de définir les orientations et de préciser les avenues de développement de la recherche au collégial. Il a été membre de comités de réflexion au sein du FCAR, du comité d’orientation et de développement de la recherche à la Fédération des cégeps et également membre du comité mixte DGEC-Fédération des cégeps. Il a aussi participé à de nombreux jurys d’évaluation de projets de recherche.

 
Édition 1994

Bruno Geslain, répondant local PERFORMA, responsable du Centre de perfectionnement et de recherche au collège Dawson

Prix remis par Robert Ducharme, professeur au cégep de St-Jérôme et secrétaire de l’ARC

L’ARC désire honorer son fondateur. Si l’ARC est devenue une association qui prend de plus en plus d’envergure, on le doit au point de départ à celui qui à l’origine avait cru à son potentiel de croissance.

De plus, Bruno Geslain n’a jamais hésité à mettre l’épaule à la roue en animant avec succès le développement de la recherche dans son propre collège ainsi que dans la communauté des chercheurs anglophones. De nombreux chercheurs du collégial sont redevables de leur succès à ses nombreuses interventions, de même, bien sûr, que de nombreux chercheurs francophones.

 
Édition 1993

Jacqueline Giard, adjointe à la direction des études et responsable du Service de la recherche et du développement au collège de Sherbrooke

Prix remis par Robert Ducharme, professeur au cégep de St-Jérôme et secrétaire de l’ARC

Cette année, le Prix Reconnaissance est attribué à Jacqueline T. Giard pour son dévouement à titre de présidente de l’ARC au cours des deux dernières années ainsi que pour son rôle de conseillère au comité exécutif au cours des deux années précédentes.

Durant ces quatre années, Jacqueline T. Giard a su, par son sens inestimable de l’organisation ainsi que sa grande détermination, faire de l’ARC une association dont la réputation a atteint une envergure enviable. Sous sa gouverne, l’ARC a franchi à pas de géant les étapes qui l’ont conduit à sa renommée actuelle.