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IPMSH - Projets
La pauvreté et ses diverses manifestations dans la ville de Montréal Pour terminer, on peut dire que nous ne sommes parvenues qu’à valider en partie notre hypothèse de départ. Notre problématique était de trouver sous quelle forme la pauvreté se manifeste le plus souvent à Montréal pour discerner ce qui la caractérise le mieux. Nous avions donc choisi d’étudier les cinq arrondissements les plus défavorisés de Montréal, c’est-à-dire ceux où les revenus moyens des ménages étaient les plus bas. Pour les étudier, nous avions retenus plusieurs critères qui comprenaient notamment l’âge moyen, le sexe, le nombre de personnes par habitation, le niveau de scolarité et la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique. Nous croyions que c’était cette dernière caractéristique, c’est-à-dire la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique, qui allait être la plus caractéristique des quartiers défavorisés et c’est ce que nous avons tenté de prouver. Pour ce faire, nous avons procédé en plusieurs étapes pour s’assurer d’être efficaces et organisées. Tout d’abord, nous avons commencé par se renseigner sur la pauvreté en recueillant de la documentation sur le sujet. Nous nous sommes penchées sur la pauvreté en générale et sur celle que l'on retrouve à Montréal. Nous avons appris beaucoup ce qui nous a permis d’orienter notre recherche, de changer et surtout d’élargir notre conception de la pauvreté et aussi de faire des fiches documentaires pour conserver les informations qui nous semblaient les plus pertinentes. C’est avec ces informations que nous sommes parvenus à faire notre problématique, à définir nos concepts, à se faire un plan de recherche et à trouver des informations relatives à ce dernier. Ensuite, nous avons effectués notre propre recherche en faisant un sondage en ligne auquel tout le monde pouvait répondre et en faisant une collecte de statistiques. Le sondage servait surtout à voir si les gens avaient peu ou beaucoup de connaissances sur le sujet, si leurs opinions et connaissances variaient dépendamment de l’endroit ou ils habitent et aussi de se renseigner sur les caractéristiques des personnes défavorisées qu’ils côtoient. Le sondage nous a révélé que les gens n’étaient pas beaucoup informés sur le sujet mais les réponses variaient souvent dépendamment du lieu d’habitation des gens. Une majorité des gens affirmait que c’était plutôt le manque d’étude que la diversité ethnique qui était la caractéristique première de la pauvreté. La collecte de statistiques avait pour but de nous permettre d’étudier la population et certains éléments des arrondissements les plus défavorisés de la ville ainsi que les manifestations de la pauvreté dans tout Montréal. Nous avons croisés plusieurs données et fait des graphiques avec les informations collectées pour voir s’il y avait des liens entre la pauvreté des arrondissements et d’autres facteurs comme par exemple le nombre d’immigrants, le nombre de famille monoparentales, les langues les plus parlées, etc. Le sondage et la collecte de statistiques n’ont pas beaucoup de points communs car le sondage se portait davantage sur l’opinion des gens et pour prouver notre hypothèse, nous avions besoin de données objectives. Les informations que nous avons trouvées ne correspondaient pas beaucoup aux réponses des gens, sans doute parce qu’ils ont une perception limitée du sujet. Bref, grâce à nos recherches, nous avons constaté qu’il y a un lien très fort entre la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique dans un endroit donné et la pauvreté de cet endroit. Les données recueillies nous indiquaient clairement que plus il y avait d’immigrants et d’ethnies différentes à un endroit, plus la pauvreté avait tendance à se manifester. Toutefois, nous ne pouvons pas être certaines que c’est la caractéristique première car pour le savoir, il aurait fallu pousser encore davantage la recherche et recueillir plus d’informations sur les autres caractéristiques. La pauvreté est un phénomène très large et la recherche à effectuer sur ce sujet est colossale. Nous nous sommes davantage concentrées sur les communautés ethniques et les immigrants alors qu’il aurait fallu se renseigner aussi sur la scolarité des gens, sur leur situation matrimoniale, sur leur âge, la composition des familles, etc. |