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IPMSH • Projets


Le mouvement féministe à l'occasion des élections au Québec de 2018   

Esther Boulanger Marie-Pier Doyer     
51e mise à jour opérée vendredi 12 octobre 2018 sur la section recension

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DESCRIPTION   

L'objectif de cette recherche est d'étudier la condition féminine dans la société québécoise actuelle et la pertinence des mouvements féministes dans le contexte des élections 2018. Alors que nous pensions que les sexes étaient égaux dans la société d'aujourd'hui, nous sommes confrontés à de nouveaux mouvements tels que #metoo, soit la dénonciation de l'harcèlement sexuel. Ils nous font remettre en question cette impression, puisque les femmes en sont visiblement les principales victimes. Afin d'approfondir cette problématique, nous étudierons son aspect social, plus particulièrement la dévalorisation de la femme comme objet sexuel. Cette perception a des impacts autant sur sa sécurité que sur sa confiance en elle et prouve que le sexisme est toujours présent de nos jours.

RECENSION DES ÉCRITS   

1) Les sources consultées sur le sujet ont surtout étudiées la condition de la femme entre 1960 et 1990. 



2)

Analyse du livre Manuel de résistance féminine

Le livre Manuel de résistance féminine est un ouvrage durement axé sur les femmes. L’auteure tient compte de plusieurs point de vues et de l’actualité. Marie-Ève Surprenant, l’écrivaine, se demande pourquoi, aujourd’hui encore, l’égalité entre les deux sexes n’a pas été réalisée. En d’autres mots, pourquoi existe-t-il encore certaines inégalités et que l’égalité des droits n’est pas respecté? Que faut-il pour changer cette triste réalité? Selon elle, il faut d’abord et avant tout repenser la société. La repenser de tous les angles et de tous les moyens possibles. Diviser en seulement trois chapitres, ce roman de 182 pages nous informe de la condition des femmes à travers les lignes. Le premier chapitre, portant sur la persistance des inégalités, nous incite à revisiter les concepts de base afin de mieux comprendre ce sujet. On cherche à démêler les définitions et découvrir la vérité. On observe aussi les mécanismes, ou plutôt les failles, mis à l’oeuvre dans la reproduction des inégalités. Les mythes à l’épreuve des faits composent le chapitre suivant. On cherche surtout à les démystifier, éclaircir la vérité et surtout soulever les mensonges qui entoure les femmes. Le dernier chapitre est celui du « féminisme nécessaire ». Pourquoi nécessaire? La réponse est simple, c’est la question même de la recherche de l’auteure. Elle nous suggère certaines astuces afin de contrer ce phénomène. De prendre la parole, d’agir de façon collective, de mettre en place l’éducation populaire, c’est-à-dire éduquer les gens sur ce sujet. Elle souhaite, grâce à son livre, que les lecteurs aient des arguments pour « changer le monde » ou, du moins, la vision du monde. En définitive, Marie-Ève Surprenant est une auteure prête à tout faire pour éduquer notre société. Le Manuel de résistance féminine est un livre très éducatif et intéressant. Il est surprenant de voir à quel point plusieurs aspects du féminisme sont cachés. Par ailleurs, plusieurs aspects sont mal interprétés, que ce soit par notre société ou même les médias. Pourquoi remettre en question les acquis de la femme? L’auteure a une très grande vision, qui, si l’on si mets tous, est parfaitement réaliste. Pour ma part, je pense qu’aujourd’hui encore, le terme féminisme a encore une connotation hyper négative. L’incompréhension du mot vient du fait qu’il met en avant la femme et non l’égalité des sexes, ce qui évoque de la haine pour certains. Ils diront qu’en 2018, c’est dépassé. Pourtant, l’égalité entre hommes et femmes n’est toujours pas atteinte. C'est pourquoi il faut toujours se battre. Le féminisme, c’est plus qu’une quête vers l’égalité. C’est de se faire entendre et respecter, car nous aussi nous sommes capables. En conclusion, ce livre inspirant devrait à tout prix être connu de tous. 

Marie-Pier Doyer, 451 mots.


Analyse du livre Je suis féministe

Le sujet du livre Je suis féministe est, bien entendu, le féminisme, mais plus particulièrement l’importance que ce mouvement prend dans la vie quotidienne de femmes de la nouvelle vague, soit entre 18 et 39 ans. L’objectif du texte est d’arriver, à travers ses extraits tirés de différentes écrivaines, à faire voir la société au lecteur à travers une lunette féministe.

Les directrices ont divisé les articles en six chapitres, voire arguments différents. Le premier fait référence au « coming out » féministe, le moment de changement lorsque l’on constate les inégalités de genre. On y parle des stéréotypes, des mythes, bref, des éléments quotidiens auxquels peut faire face une femme. Ensuite, le deuxième chapitre aborde les nombreux événements impliquant le sexisme, et donc le féminisme, autant dans l’histoire que dans le quotidien des femmes. Puis, le troisième chapitre porte sur un sujet très actuel : la culture des médias et d’internet. En effet ce sont surtout sur ces plates formes que, d’abord, se propage les stéréotypes sexistes (médias), puis que les femmes les subissent (internet).  Ce chapitre met de l’avant ce qui est différent pour les féministes de la troisième vague par rapport aux autres vagues. Le quatrième chapitre discute principalement des sujets tabous entourant l’enjeu du féminisme : l’avortement, le corps de la femme (choix du port ou non du soutien-gorge, de raser ou non ses poils, etc.), des rôles des genre à l’intérieur du couple et de la famille, la maternité, le travail du sexe en comparaison à la prostitution, de la sexualité de la femme et des violences qu’elles subissent (mais ne dénoncent pas). Le cinquième chapitre compare la situation des femmes aux Québec à d’autres régions/pays du monde. On y conclut que naitre et vivre au Québec est un privilège malgré les problématiques qui s’y trouvent par rapport, entre autres, au Brésil, où le viol est une faute moins grave que l’avortement. On y parle aussi d’intersectionnalité, qui, au lieu de considérer toutes les formes de discrimination et de domination comme séparées, on les envisage comme toutes liées entre elles (sexisme, racisme, homophobie, etc.). Finalement, le sixième et dernier chapitre examine et expose les discours féministes. C’est d’ailleurs dans ce chapitre qu’on aborde le tabou en soi du terme féminisme. On évoque les représailles de prendre publiquement la position féministe. 

En bref, les auteures concluent que le féminisme est toujours présent, sous plusieurs formes, mais surtout, qu’il ne peut être ignoré. Il y a bel et bien un troisième mouvement, une troisième vague de féminisme, qui a lieu d’être car son combat est réel, mais tout de même différent de ceux qui l’ont précédé.  

Selon moi, ce livre sera utile sous différents niveaux. D’abord, il est récent mais surtout actuel : il présente la cause du féminisme d’aujourd’hui, et comme elle a évolué (tout comme la société en général), il est important d’en connaître la situation dans l’immédiat. Ensuite, il encercle pratiquement toutes les sphères de la vie d’une femme québécoise, qui est notre public cible. Ainsi, il permet de voir les problèmes auxquels fait face une femme québécoise aujourd’hui, et donc d’en comprendre les motifs de ses luttes.

Esther Boulanger, 523 mots.


3)Outre ces deux ouvrages, tous les autres textes recensés portaient principalement sur la deuxième vague de féminisme. En d'autres mots, ils étaient trop vieux et pas assez actuels. Depuis cette deuxième vague, la condition de la femme a changé et les enjeux se sont modifiés. Donc, on remarque que la plupart des ouvrages ne parlent pas de la troisième vague de féminisme, soit la femme dans ses luttes aujourd'hui.

PROBLÉMATIQUE   

Ainsi, les ouvrages existants sur le féminisme traite peu de féminisme d'aujourd'hui et de sa place de notre société. Nous posons, par conséquent, la question suivante: Quelles sont les enjeux, luttes et revendications du mouvement féministe de la troisième vague, et de quelles façon se retrouvent-ils dans la scène politique (organisme, gouvernement, partis politique, etc.)?
Il y aurait une troisième vague, différente de la deuxième, pour les raisons suivantes: l'obtention des revendications de la deuxième vague (ex: légalisation de l'avortement) et les luttes qui concernent différents enjeux ; avant, elles étaient davantage concentrées sur les lois écrites. Aujourd'hui, elles sont plus centrées sur les idéologies.
La présence d'une nouvelle vague s'expliquerait par une nouvelle génération faisant face à de nouveaux enjeux (internet) et qui se rend compte qu'il y a toujours présence de sexisme dans les esprits.
Nous supposons donc que les femmes (et hommes) féministes d'aujourd'hui souhaitent aller chercher l'égalité sous un niveau plus profond que les lois, soit l'esprit de tous et chacun, afin d'éliminer toute trace de sexisme et que ceci est plus ou moins présent-voire rejeté- dans le monde politique.

DESCRIPTION DES CONCEPTS   

De qui nous faisons référence par ''féministes d'aujourd'hui'', ce sont les féministes de la troisième vague, soit femmes et hommes actifs dans le mouvement féminisme, âgés entre 18 et 39 ans.
Ce que nous voulons dire par égalité, c'est une égalité des deux sexes dans toutes les sphères. Par exemple, la présence et l'accès à tous dans chaque domaine de travail, le même salaire pour le même travail, la représentation égale des femmes dans des milieux d'influence (haut postes dans l'économie ou la politique), etc.
Ce que nous voulons dire par les lois, ce sont, par exemple, le droit de vote, le droit à l'avortement, les lois concernant la maternité en milieu de travail, etc. Donc, nous faisons références à l'égalité au niveau juridique, ce qui est écrit et absolu.
Ce que nous voulons dire par l'esprit, c'est l'ensemble des idéologies, des préjugés et des stéréotypes qui entourent la société, et qui ont un impact sur les comportements d'autrui. Ainsi, nous faisons références à ce qui est abstrait, non écrit et tabou.
Par le mot sexisme, nous faisons référence, en contradiction à l'égalité, à tous les enjeux auxquels font face les femmes dans la société québécoise. D'ailleurs, nous sommes conscientes que les hommes sont victimes de sexisme également, mais notre recherche cible les femmes. sexisme
La nuance entre plus ou moins présent et rejeté, nous l'appliquons au niveau de l'attitude adoptée à l'égard du mouvement. Lorsqu'il est plus ou moins présent, on en parle peu, on l'oubli, on lui accorde peu d'importance. Lorsqu'il est rejeté, on en parle pour affirmer sa fausseté, on refuse ses propos. 

PLAN   

1. Les luttes féministes
1.1 Salaire égal à travail égal
1.2 Sécurité (harcèlement sexuel, violence conjugale, etc.)
1.3 Opportunités égales (sexisme à l'embauche)
1.4 Représentation plus égale dans les hauts postes (partis politiques et grandes compagnies)
1.5 Contrôle de son corps (les publicités sexistes, la culpabilité de la femme lors d'une agression, la femme comme objet sexuel, etc.)
1.6 Justice: sentences justes pour les reconnus coupables d'agression sexuelle

2. Les élections de 2018
2.1 Les partis politique du Québec
2.1.1 Parti libéral du Québec
2.1.2 Coalition avenir Québec
2.1.3 Parti québécois
2.1.4 Québec solidaire 
2.2 Organismes
2.2.1 Comités/organisations féministes
2.2.2 ONG (ex: foyers pour femmes abusées)
2.3 Gouvernement
2.3.1 Programme gouvernementaux (aide à l'emploi, bien-être social, etc.)
2.3.2 Lois/programmes mis en place en lien ou encore en réponse à la lutte féministe
 



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