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IPMSH • Projets


La question des Premières Nations lors des élections québécoises de 2018   

Marianne LeBrasseur, Sophie Richardson et Rachelle Saint-Laurent

    
161e mise à jour opérée dimanche 09 décembre 2018 sur la section enquête

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DESCRIPTION   

Cette recherche porte sur les revendications historiques et actuelles des populations autochtones du Québec, dans le contexte des élections québécoises de 2018. Autrefois présente dans l'actualité, la question des revendications et des droits autochtones a toutefois été délaissée. Par contre, des événements tragiques, datant parfois de quelques décennies, ont récemment surgit dans les médias, amenant  le gouvernement fédéral à ouvrir une enquête nationale en septembre 2016 sur la disparition et l'assassinat de plus de 1186 femmes et filles autochtones. Le fait que les revendications et les conditions de vie des Premières Nations ne fassent pas la manchette des journaux laisse supposer un certain détachement de la population et des politiciens à l'égard de ces communautés. C'est pourquoi, dans le cadre de cette recherche, nous nous pencherons sur les revendications ainsi que les conditions des communautés autochtones.

RECENSION DES ÉCRITS   

Les sources consultées sur le sujet ont surtout étudié la question des revendications territoriales, de l’auto-gouvernance et des abus sexuels dans les pensionnats pour les enfants autochtones. La relation entre les peuples autochtones et l'État est surtout abordée au niveau du Gouvernement fédéral. 


Selon le livre Tribus, Peuples et Nations – Les nouveaux enjeux des revendications autochtones au Canada, de Renée Dupuis, le manque d’information et de compréhension de la question des revendications des autochtones au Québec et au Canada est la raison pour laquelle il y a des tensions entre les différentes tribus, le reste de la population canadienne et le gouvernement. Le but de ce livre est de démystifier et de rendre compte de la complexité des revendications des autochtones, qui ont été mises de côté depuis quelques décennies, afin de mettre en perspective les interventions des Premières Nations et du Gouvernement sur certains cas précis, permettant ainsi au lecteur de pousser sa réflexion sur la question autochtone de manière plus éclairée.

L’auteure débute son livre en affirmant que les manuels d’histoire canadiens entretiennent des préjugés à l’égard des peuples autochtones, en les représentants comme des hommes cruels, voir même barbares. Bien que les manuels sont de plus en plus actualisés, il reste que certaines notions enseignées à plusieurs générations de Canadiens à propos des communautés autochtones entretiennent des préjugés non-fondés. S’ajoute à ces préjugés les relations tendues entre le gouvernement canadien. En effet, le fédéral a des comptes à rendre aux communautés autochtones, que ce soit dans l’affaire Guérin ou encore dans la Convention de la Baie James, où la volonté des Autochtones n’a pas été considérée. Par ailleurs, l'auteure enchaîne avec l’affaire Sparrow et l’affaire Sioui, où il est question du droit ancestral existant, qui pose également problème, car les différents tribunaux ne s’entendent pas pour interpréter les lois et finissent par émettre des jugements contradictoires. Le système de justice canadien est donc déficient. Madame Dupuis ajoute également que la juridiction canadienne reconnait les territoires autochtones depuis la loi constitutionnelle de 1982, mais avant 1970, le gouvernement ne leur reconnaissait aucun droit territorial. Par ailleurs la loi Constitutionnelle de 1982 pose également problème selon l’auteure car d’après l’interprétation qu’en font les Autochtones, ils ont droit à l’autonomie gouvernementale. Cette souveraineté est débattue depuis longtemps. Quand les nouvelles souverainetés européennes (Canada, États-Unis, Australie) se sont créées, elles ont effacé la souveraineté des peuples autochtones habitant déjà ces territoires. Puisque les Autochtones habitaient déjà ces territoires, ils considèrent qu’ils ont un droit préexistant à s’autogouverner. Une commission menée en 1992 a par ailleurs conclu que les provinces devaient prendre les mesures bureaucratiques nécessaires pour aider les peuples autochtones à accéder à l’indépendance, s’ils le souhaitaient. Sur la question de la souveraineté québécoises, la majorité des peuples autochtones, réticents d’accepter tout changement qui ne leur assure pas les mêmes bénéfices qu’avant, s’opposent à l’indépendance du Québec. Les provinces canadiennes n’ont en effet jamais élaborées de politique commune en ce qui concerne les autochtones, ce qui occasionne des disparités entre les provinces. L’auteure souligne également que le Canada, avec les droit qu’il reconnaît aux Autochtones, est au deçà de certaines normes internationales.

En conclusion, Renée Dupuis explique que la démocratie repose sur des lois qui expriment la volonté du peuple. Or, les Autochtones n’ont pas obtenus le droit de vote avant les années soixante. Ils n’ont donc pas pu participer à l’élaboration des lois, ce qui explique les revendications d’aujourd’hui. L’État n’a, en quelque sorte, jamais établi sa légitimité face à eux. Il est donc naturel que les Autochtones tentent d’améliorer leur position dans ce rapport de force.Ce livre nous sera utile afin d’approfondir nos connaissance sur l’historique des relations entre le gouvernement fédéral canadien, le gouvernement provincial québécois et les communautés autochtones jusqu’en 1997, année où le livre a été écrit.

DUPUIS, Renée, Tribus, peuples et nations. Les nouveaux enjeux des revendications autochtones au Canada, Montréal, Les Éditions du Boréal, 1997. 170 p.


L’éveil des survivants, Récits des abus sexuels dans les pensionnats amérindiens du Québec, écrit par Daniel Tremblay en 2008, se compose de plusieurs récits d’abus sexuels qui se sont produits dans des pensionnats amérindiens du Québec.  L’auteur tente de trouver ainsi que d’expliquer les traumatismes et les blessures subis par les communautés autochtones dans les pensionnats amérindiens au Québec en faisant des témoignages auprès de ces victimes.  Cela lui permettra également de mieux comprendre ces faits vécus et d’arriver éventuellement à identifier des agresseurs et des pédophiles.

Dans cet ouvrage, Tremblay aborde plusieurs arguments qui permettront d’avoir une vision plus claire par rapports à ces évènements atroces.  Tout d’abord, l’auteur fait une description générale des pensionnats autochtones du Canada, afin de fournir une idée de base de ce qu’ils sont.  Il parle ensuite de projets d’aide aux survivants des pensionnats et de projets subventionnés.  Un autre sujet que l’auteur aborde est le processus de guérison des victimes amérindiennes, ainsi que la joie que cela leur apporte.  Nous y trouvons également le fait que certains jeunes éprouvent de la difficulté à se plaindre, dû aux longs et nombreux procès qui sont très durs émotionnellement pour ceux-ci.  Tremblay aura également des discussions avec des évêques et des religieux afin d’avoir une autre version de ces histoires.  Pour certains autochtones, comme les Cris de la Baie-James, leurs expériences vécues furent très difficiles et le silence sera encré dans leur conscience.  Cet ouvrage traite aussi d’un réseau de pédophilie présent au pensionnat d’Amos ainsi que  l’impact que cela a eu sur ces jeunes.  Également, les Autochtones et Inuits feront plusieurs poursuites au gouvernement fédéral et aux Églises unie, anglicane et catholique, ce qui leur vaudra de nombreuses compensations ainsi qu’une participation active à la Commission Vérité et Réconciliation.  Le sujet des enfants sacrifiés est un autre sujet qui sera présent dans ce livre, dû à des instruments de torture, telle la chaise électrique.  De plus, les Oblats du Canada donneront des excuses formelles à plus de 15 000 Indiens et Inuits, à cause d’abus physiques et d’agressions sexuelles inexcusables et intolérables.  Finalement, l’auteur traitera des autres peuples Amérindiens, comme les Cris et les Mohawks, qui n’ont pas  de lien direct avec cet ouvrage sur les abus sexuels.

Tremblay conclue son ouvrage en disant qu’il y a eu un nombre considérable d’abuseurs identifiés par les Amérindiens du Québec et que presque toutes les victimes sont retournées vivre sur leur réserve, ce qui est un important facteur à tenir compte pour décrire l’ampleur des impacts des pensionnats sur les Amérindiens d’ici.  Je crois que ce livre peut être important pour notre recherche, car il parle de plusieurs nations sur lesquelles nous travaillons, comme les Cris, les Inuits et les Mohawks.  Aussi, l’impact que ces événements a eu sur les victimes peut être intéressant pour approfondir notre recherche et nous aider à comprendre leur comportement.

TREMBLAY, Daniel, L’éveil des survivants  ̶  Récits des abus sexuels dans les pensionnats amérindiens du Québec, Montréal, Les Éditions Michel Brûlé, 2008. 356p.



Le livre La Question indienne au Canada  de Renée Dupuis porte sur les populations autochtones vivant sur le territoire canadien, c'est-à-dire  les différents groupes des Premières Nations et les Inuits. L’auteure cherche à soulever et exposer les enjeux liés à ces populations et à leur relation avec le gouvernement fédéral du Canada. Plus précisément, elle tente de faire un inventaire des revendications faites par les Autochtones et des raisons pour celles-ci.

D’abord, elle résume l’histoire du Canada à partir de l’arrivée des Français, en relatant les guerres, les traités signés, le traitement général des Autochtones et les événements et décisions de la part des Européens qui ont menés à la création des réserves, la perte de la langue et de la culture pour plusieurs communautés, les tentatives d’évangélisation, etc. Elle relate également le militantisme et les tentatives de résistance des Autochtones, de leur premier contact avec les Européens jusqu'aux années quatre-vingt dix, lorsque le livre a été écrit. Ensuite, on explique à l’aide entre autres de chiffres et de graphiques les problèmes que vivent aujourd’hui les autochtones comme les taux d’alcoolisme, de suicide, de dépression, de décrochage scolaire, de dépendance à la drogue, etc. On explique également comment les réserves fonctionnent : les lois, le financement, la gestion de l'argent et du pouvoir, le commerce, l’éducation, etc.

Finalement, l’auteure conclut par un résumé des difficultés vécues par les Autochtones du Canada aujourd’hui et auparavant, les grands moments historiques où ils ont subi des injustices où se sont battues contre celles-ci, et elle affirme que si l’on veut réellement la réconciliation avec les autochtones, il faudra que le gouvernement fédéral remplisse les promesses qu’il a faites à ces peuples. Personnellement, je crois que ce livre est utile pour notre recherche car il touche à l’histoire des Autochtones du Québec et à certains événements s’étant produits sur ce territoire, comme la situation de la baie James avec les Cris. De plus, il y a plusieurs chiffres concrets qui nous aideront à dresser un portrait de la situation. L’inconvénient est que ce livre commence à vieillir un  peu étant donné  qu’il date de 1991 et que la question autochtone a certainement évolué depuis.

DUPUIS, Renée, La Question indienne au Canada, Québec, Boréal, 1991. 124 p.


On remarque que la plupart des ouvrages n'abordent pas la question des conditions de vie des Autochtones vivant sur les réserves.  C’est pourtant un aspect primordial et très pertinent qui ne devrait pas être négligé lorsque l’on étudie un peuple.

PROBLÉMATIQUE   

Considérant les mauvaises conditions de vie des Autochtones vivant dans les réserves sur le territoire québécois, nous nous posons la question suivante: Quelle est l'attitude de la société québécoise, incluant celle des quatre principaux partis politiques au niveau provincial, la CAQ, le PLQ, le PQ et QS, au sujet de ces mauvaises conditions de vie dans ces réserves? Le fait que les conditions de vie actuelles des Autochtones soient peu abordées dans les ouvrages concernant ce peuple pourrait être expliqué par l'isolement des réserves, par la négligence de la société civile et du gouvernement à leur égard, par le faible poids démographique qu'ils ont, par les préjugés entretenus à leur sujet et par leur marginalisation culturelle et géographique. Nous croyons que la société civile et les partis politiques québécois entretiennent une attitude paternaliste et évasive à l'égard des communautés autochtones, raison pour laquelle les conditions de vies dans les réserves sont mauvaises.

DESCRIPTION DES CONCEPTS   

Par l'expression communauté autochtone, nous désignons les trois familles autochtones sur lesquelles notre recherche se concentre, soit les Inuits, les Cris ainsi que les Mohawks vivant dans les réserves du Québec.

Par l'expression conditions de vie, nous entendons l'accès aux services de l'État, soit l'accès à l'éducation, du primaire aux études supérieures, l'accès aux CPE ou aux garderies, l'opportunité d'emploi, la sécurité assurée par la Sûreté du Québec, l'accès aux soins de santé, incluant les services de prévention (suicide,dépendances,etc.) et de soins spécialisés, les soins pour les aînés et la préservation de la culture traditionnelle.

Par l'expression mauvaise condition de vie, nous entendons toute condition de vie en deçà de la qualité de services et d'infrastructures offertes au reste de la population québécoise.

PLAN   

1. Les principales problématiques existant dans les communautés autochtones

1.1 Les conditions de vie des autochtones vivant dans les réserves

1.1.1. L'accès au logement

1.1.2. L'accès à une éducation de qualité, du primaire jusqu'aux études supérieures

1.1.3. L'accès au CPE ou à la garderie

1.1.4. L'opportunité d'emploi 

1.1.5. La population autochtone en deçà du seuil de pauvreté

1.1.6. La sécurité au sein des réserves (Sûreté du Québec et le corps de police autochtone)

1.1.7. L'accès aux soins de santé 

1.1.8. Les soins de santé offerts aux aînés

1.1.9. La préservation de la culture traditionnelle


2. La position des principaux acteurs politiques

2.1. Les organismes de défense des autochtones

2.1.1. L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

2.1.2. Femmes autochtones du Québec 

2.2. Les ministères, régies et organismes gouvernementaux responsables des relations avec les autochtones

2.2.1. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

2.2.2. Services aux Autochtones Canada

2.2.3. Secrétariat aux affaires autochtones

2.3. Les programmes des principaux partis politiques

2.3.1. Parti Libéral du Québec

2.3.2. Coalition Avenir Québec

2.3.3. Parti Québécois

2.3.4. Québec Solidaire

2.4. L'attitude de la société civile québécoise à l'égard des conditions de vie des autochtones



 



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