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La place des changements climatiques dans le débat politique au Canada   

Geneviève Boulerice Thierry Larose     
67e mise à jour opérée dimanche 14 octobre 2018 sur la section recherche

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DESCRIPTION   

Nous analyserons le traitement des enjeux environnementaux par le gouvernement Canadien actuel, tant à l'international que dans les débats nationaux. La crise environnementale est un enjeu primordial parce qu’un sentiment d’urgence s’y rattache et qu’il faut envisager maintenant les conséquences irréversibles qu’entraîneront les changements climatiques. Cependant, il n’est pas encore trop tard et il est important d’éveiller la population face à cette réalité pour que chacun apporte des changements drastiques dans son mode de vie. Nous tenterons de comprendre la position dans laquelle les gens se voient par rapport à cette crise, quel rôle ils croient jouer, puis nous regarderons plus en profondeur quelques décisions cruciales prisent par le gouvernement et comment elles entre en relation avec les changements climatiques, ainsi que leurs impacts sur ces derniers.


RECENSION DES ÉCRITS   

En général, les sources abordaient principalement les faits scientifiques concernant les changements climatiques, ainsi que le rôle des multinationales, des gouvernements et du système capitaliste par rapport à ce problème.

 

L’objectif du livre «Crime Climatique STOP! L’appel de la société civile» semble être, comme l’indique le titre, un appel à la population pour essayer d’arrêter les changements climatiques en informant et en sensibilisant les lecteurs. Pour y parvenir, il met en lumière le fait que les dérèglements climatiques tuent et qu’ils sont donc un danger pour tous, c’est pourquoi nous devrions nous unir pour faire face à ce problème majeur.

Pourtant, il est dit tôt dans l’ouvrage que nous ne prenons pas le chemin qui mène à une restauration du climat puisque les États abandonnent les objectifs permettant de rester sous le seuil d’émission de carbone et continuent d’exploiter les énergies fossiles. Le livre propose alors qu’il faut créer un mouvement global pour refonder notre société dans le but de pouvoir d’en changer la structure. Ensuite, une multitude de conséquences néfastes sont expliquées, à commencer par le fait que les changements climatiques font d’innombrables victimes, problème qui est lié au fait qu’ils produisent également des inégalités marquées et ce principalement dans les pays qui sont parmi les moins polluant, tandis que les pays qui polluent lourdement ne sont quasiment pas affectés. L’auteur explique ensuite plusieurs voies qui permettent de passer des énergies fossiles vers les énergies vertes et renouvelables. Puis, le «chaos climatique» est dénoncé comme étant un crime contre l’humanité. Toutefois, le livre enchaîne en expliquant que les humains peuvent faire preuve d’une extraordinaire résilience et qu’il est primordial de résister ainsi que de créer des alternatives. Un autre problème majeur que dénote le livre est la société de consommation et la puissance des multinationales, qui arrivent maintenant à surpasser les États en termes de pouvoir. À cela se rattache le «bal des faux-semblants et des fausses solutions», qui dit en gros que les gouvernements ne sont que des comédiens et des marionnettes, contrôlés par les multinationales et essayant de plaire au public sans nécessairement croire en leurs propres idées. Le troisième gros enjeu selon le livre est qu’il est difficile de réaliser l’ampleur du problème si on ne s’informe pas en profondeur parce qu’il est sur une trop grande échelle, ce qui fait que les perturbations causées par les changements climatiques, quoique catastrophiques, sont à peine perceptible par un simple individu.

Ce livre peut être pertinent pour notre recherche parce qu’il caractérise bien l’idée contraire à la nôtre. Il dénonce principalement les actions des multinationales et les décisions des gouvernements qui ne prennent pas positions pour stopper ces multinationales lorsqu’elles viennent exploiter les ressources fossiles. L’ouvrage parle tout de même de la société de consommation et essaie de sensibiliser les individus, ce qui se rapproche de notre sujet de recherche.

KLEIN, Naomi, Vandana Shiva et al. , Crime Climatique Stop! L’Appel de la Société Civile, Paris, Seuil, 2015. 308 p.


L’objectif du livre « La justice climatique mondiale » est de présenter la lutte contre le changement climatique entre 1992 et 2015 et de concevoir une justice planétaire liée à ceux-ci.

Le livre débute par dire qu’entre 1992 et 2015, la quantité d’émissions de gaz à effet de serre de chaque pays s’est profondément modifié et multipliés. Cela s’est produit malgré le protocole de Kyoto, qui fixait des objectifs de réduction de GES. Il parle ensuite de la justice des pays et le droit des individus, ce qui l’apporte à concevoir la justice climatique mondiale. Le lecteur peut lire des propositions pour justice climatique entre les pays dépendant de plusieurs facteurs : Les pays développés devraient payer les pays en développement pour les dommages déjà causés et pour les obstacles à leur futur développement; Les droits d’émission des pays devraient être fondés sur la grandeur de leur population. Le livre poursuit en parlant du partage équitable d’un budget-carbone. Celui-ci est basé sur 4 principes fondamentaux et expliqués dans ce chapitre: Assurer le respect des droits respectifs dans chaque pays, faire payer le carbone selon la quantité de capital possédé, tenir compte de la responsabilité dans changement climatique (les émissions de GES cumulées) et tenir compte des différentes circonstances particulières à chaque pays. Un des chapitres est dédié à la responsabilité historique de chaque pays. Donc, les droits et les obligations seront modifiées selon le niveau d’émission de GES depuis le début de l’ère industrielle. Ce principe sert à « punir » d’une certaine manière les pays développés dont l’agissement aurait nuit aux droits des pays en développement. Cette proposition est suivie de nombreuses conditions morales de responsabilité d’une personne.

Le livre est intéressant pour notre recherche car il démontre bien des solutions juridiques au niveau planétaire face au changement climatique, en y proposant des solutions économiques. De plus, l’auteur semble penser que les citoyens sont autant responsables que les industries et les multinationales dans leur manière de consommer et d’émettre des gaz à effet de serre. Il est donc partiellement en accord avec notre hypothèse.

GODARD, Olivier, La justice climatique mondiale, Paris, Éditions La Découverte, 2015. 125 p.


Toutefois, un aspect qui semble être souvent négligé est que la plus grande part de responsabilité pour les changements climatiques serait attribuable non pas aux grosses multinationales ou aux gouvernements mais plutôt aux consommateurs individuels, puisque les deux autres sont en quelque sorte le reflet ou le résultat des valeurs et des demandes véhiculées par les individus. Plus brièvement, les individus sont souvent exemptés de responsabilité dans la crise environnementale. 

PROBLÉMATIQUE   

Un aspect négligé dans le débat politique au canada face au changement climatique est comment le fonctionnement de l'économie est influencée par les préférences dépensière des consommateurs. Les recherches privilégient le rôle des producteurs, mais ne tiennent pas suffisamment compte des besoins du marché et donc "la part de responsabilité" des consommateurs eux-mêmes. À quel point le consommateur est "complice" dans les changements climatiques par rapport à la production. 

Plusieurs phénomènes peuvent l'expliquer. Le plus important serait le système capitaliste de l'offre et la demande qui met de l'avant l'importance de l'offre versus celle de la demande, tandis que le contraire serait plus approprié. Autrement dit, la demande génère l'offre et non l'inverse. Aussi, la disponibilité de certaines ressources, comme le pétrole, peut influencer les besoins du consommateur, donc l'offre pourrait tout de même en théorie générer une demande. Les valeurs matérialistes qui découlent du système capitaliste peuvent aussi être un facteur important, puisqu'elles créent un mode de vie qui pousse à la surconsommation et au gaspillage.  

Nous pensons que le consommateur est porté à se déresponsabiliser face aux changements climatiques puisque ses mauvaises habitudes de vie tel que la surconsommation sont au cœur du problème mais elles sont normalisées dû aux valeurs matérialistes de la société capitaliste qui encourage la production de masse et l'obsolescence programmé.

DESCRIPTION DES CONCEPTS   

Par "consommateur", nous voulons dire tout individu qui se procure un bien matériel, une ressource ou un service.

Lorsque nous utilisons "déresponsabiliser", nous faisons référence à une projection de la part de responsabilité du consommateur spécifiquement sur le dos du gouvernement et des entreprises.

Les changements climatiques auxquels nous faisons référence sont l'augmentation de la température à l'échelle globale, la fonte des glaciers et l'élévation du niveau de la mer, l'accroissement du nombre de catastrophes naturelles (ouragans, inondations, feu de forêts) et l'élargissement des déserts.

Les "valeurs matérialistes" dont nous parlons sont principalement le statut social déterminé par le capital possédé, du plaisir procuré par la consommation, et l'attachement émotionnel accordé aux objets

Une "société capitaliste" est une société axée sur un système économique capitaliste qui met la croissance économique devant tout le reste, prone la propriété individuelle et encourage la consommation.

PLAN   

  1. Les phénomènes contribuant aux changements climatiques
    1. Le développement industriel
    2. L'agriculture
    3. Le transport
    4. L'exploitation de ressources premières
  2. Le rôle des individus dans les changements climatiques
    1. Mode de transport
    2. Consommation des ménages
    3. Gestes quotidiens consciencieux de l'environnement

 



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