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IPMSH • Projets


Le traitement réservé à la question des personnes souffrant de maladies mentales au Québec   

Camille Nicaisse Michèle Bourbonnais Naomie Léveillé     
251e mise à jour opérée jeudi 06 décembre 2018 sur la section sondage

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DESCRIPTION   

Les problèmes de santé mentale constituent un phénomène complexe à étudier touchant plusieurs classes de la population. Considérant que le gouvernement du Québec joue un rôle clé concernant le système de santé, il se doit de représenter et de protéger à la fois les personnes atteintes de maladies mentales, leur entourage et les quelques institutions qui s'occupent d'eux. Le silence des partis face à la situation, même lors de la campagne électorale pourrait engendrer des conséquences qui feraient dégénérer la problématique des individus souffrant de problèmes de santé mentale. Nous comptons donc effectuer un inventaire des ressources en santé mentale et étudier la délicate question de son financement.

RECENSION DES ÉCRITS   

Jusqu'à maintenant, les sources consultées abordent plus l'aspect financier et l'aspect scientifique des problèmes de santé mentale que l'aspect social. De plus, la plupart des sources que nous avons trouvées portent sur un aspect très pointu des les gens souffrant de problèmes de santé mentale, alors que nous sommes à la recherche d'un angle plus général.


Premièrement, l'ouvrage intitulé Repenser la qualité des services en santé mentale dans la communauté : changer de perspective aborde les différentes ressources et services mis en place pour les personnes atteintes de problème en santé mentale. Ce livre étudie le sujet de la qualité des services en santé mentale selon deux points de vue différents soit l’opinion des spécialistes et celui des patients quant aux pratiques, aux mécanismes d’évaluation ainsi à la qualité générale des soins.

Les objectifs principaux des auteurs de ce livre sont d’informer et de conseiller le ministre de la Santé et des Services sociaux concernant les questions de santé mentale puis d’améliorer, grâce à leurs études et à leurs avis, les fonctions de planification et d’évaluation dont le Ministre doit s’occuper. Les auteurs de l’ouvrage nous encouragent à effectuer une révision et une correction importante des critères qui doivent guider l’évaluation de la qualité des services en santé mentale offerts dans la communauté en y rajoutant les opinions des utilisateurs de ces services. Ensuite, l’opinion des utilisateurs de services tant qu’à la qualité de ceux-ci les mécanismes d’évaluation ainsi que la communautarisation des services sont les principaux sujets traités dans la première partie de ce livre. Puis, les fondements éthiques des principes et les critères de la qualité et les résultats de ceux-ci permettent de comprendre les diverses pratiques et les services proposés aux utilisateurs. Finalement, une discussion entre les utilisateurs et les intervenants sur la question des relations de qualité est présentée dans la troisième parte.

Cette publication s’avère grandement pertinente pour ma recherche car elle présente l’avis de plusieurs acteurs concernés par la question de la qualité de services sociaux. Aussi, il s’agit d’une évaluation complète rédigée en 2006 par des professionnels qui connaissent les enjeux des services en santé mentale. Un thème encore méconnu est le montant offert par le gouvernement ou les gouvernements, dans le contexte des élections, pour améliorer la qualité de services en santé mentale.

RODRIGUEZ, Lourdes, BOURGEOIS, Linda, LANDRY Yves, Repenser la Qualité des Services en Santé Mentale Dans la CommunautéChanger de Perspective, Montréal, PUQ, 2006. 307 p.


Ensuite, le livre S’en sortir quand on vit dans la rue aborde la question des jeunes qui vivent dans la rue. Pourquoi certains d’entre eux réussissent-ils à s’en sortir alors que, pour d’autres, la rue n’a pas d’issue? Qu’est-ce qui peut expliquer que certaines manières de s’en sortir fonctionnent pour certains jeunes, alors que ces mêmes manières ont l’air d’une blague pour d’autres? Ce livre débute en expliquant que, pour certaines personnes, il n’existe pas de fin à l’échec, à l’exclusion, à la misère, à la déchéance et à la violence.

Ce livre est organisé en quatre parties. La première met en évidence le peu de recherche fait sur le processus de sortie de rue (malgré l’importance sociale et politique d’en connaître plus). Les risques de l’approche classique sont soulignés. Cette approche est critiquée parce qu’elle réduit la réalité des jeunes de la rue à des comportements « à risque » qu’il ne faut que prévenir afin de régler le problème.

La deuxième partie explique la pertinence d’une approche qui s’intéresse aux dynamiques identitaires qui se jouent dans la rue. L’auteur élabore une proposition théorique qui a pour but d’analyser le fonctionnement du processus de sortie de rue. L’auteur compare ses théories avec celles de d’autres auteurs connus/psychologues tels que Honneth et Winnicott.

Le troisième chapitre est plus compliqué. Il propose une opérationnalisation, en d’autres mots, il explique quoi faire du côté pratique, qui suivrait les conclusions des analyses conclues au chapitre 2.

La dernière partie donne une compréhension très détaillée de la façon dont les jeunes se sont appropriés des manifestations de reconnaissance afin de se donner une nouvelle identité, une différente de celle d’un jeune de la rue. Cette analyse montre comment chaque jeune, à sa façon et se servant de son passé propre, a construit son identité de jeune de la rue dans la rue, puis, comment ils ont, chacun leur tour, réussi à s’en sortir, encore d’une façon propre à eux et en faisant face à des contextes familiaux, affectifs, sociaux et juridiques plus ou moins favorable à leur situation, à leur sortie de rue et à l’émergence d’un sentiment de reconnaissance.  

Les problèmes de santé mentale ne sont pas directement abordés dans le livre, mais on y parle de prostitution, d’alcoolisme et de problèmes familiaux. Des troubles affectifs (et beaucoup plus) peuvent être reliés à la prostitution, et l’alcoolisme est inclus dans notre définition de problème de santé mentale.

COLOMBO, Annamaria, S’en sortir quand on vit dans la rue. Trajectoires de jeunes en quête de reconnaissance, Québec, Presses de l’Université du Québec, « Problèmes sociaux et interventions sociales », 2015. 243 p.


Finalement, cet ouvrage, intitulé Comment on nous influence : les méthodes de persuasion qui impactent notre cerveau aborde en détail ce qui peut influencer le cerveau de l’être humain. En gros, il aborde minutieusement notre façon de fonctionner, sur plusieurs facettes comme les émotions que ressentent tous les humains. Ce livre, écrit très récemment, s’intéresse particulièrement aux émotions de chaque individu, car d’après cette auteure (qui travaille depuis plusieurs années dans le domaine de la santé) les émotions formeraient un mécanisme qui influence notre personnalité et celui des gens qui entourent l’individu.

Le point de cet ouvrage est que nos émotions influencent nos propres actes et celui des gens qui nous entourent. Cet ouvrage nous explique que les méthodes utilisées par notre cerveau nous permettent, en tant qu’individu, de bien communiquer avec les autres et par exemple, de faire des liens avec le fonctionnement de notre cerveau et notre manière de réagir et de nous exprimer durant une conversation. Cette auteure utilise beaucoup les enjeux de la société afin de bien expliquer le comportement humain. Pour conclure, tout au long de notre vie, nous utilisons des mécanismes comme nos émotions pour influencer les gens, et tout cela est grâce à notre cerveau.

Malheureusement, cet ouvrage n’est pas pertinent pour ma recherche. Ce type de livre s’adresse davantage aux personnes qui veulent faire ou font une recherche en neurosciences, car ce livre s’intéresse davantage au fonctionnement du cerveau humain. Pour ma recherche, les mécanismes du cerveau ne sont pas ce dont nous avons besoin pour comprendre le traitement réservé aux personnes souffrant de maladie(s) mentale(s). Malgré sa parution très récente, le livre n’aborde dans aucun cas la santé mentale et ses enjeux, comme par exemple, l’implication du gouvernement dans le traitement des gens souffrant de problèmes ou le financement donné aux organismes d'aide.

SHAROT, Tali, Comment on nous influence, Les méthodes de persuasion qui impactent notre cerveau, Paris, Marabout, 2017, 251p.


On remarque que les ouvrages n'abordent pas toujours la vie quotidienne et l'intégration en société des personnes souffrant de problèmes de santé mentale.





PROBLÉMATIQUE   

En sachant qu’une grande partie de la population québécoise peut être concernée par les problèmes de santé mentale, nous nous posons la question suivante : que proposent les partis politiques provinciaux comme fédéraux au sujet des personnes souffrant de maladies mentales.Lequel d’entre eux répond le mieux aux besoins exprimés par les organismes communautaires qui s’occupent de ces personnes?

Il est possible de répondre à cette question vérifiant divers critères : les différentes solutions proposées par chaque parti, la place des groupes des groupes communautaires non-gouvernementaux ainsi que le traitement de la question des personnes souffrant de problèmes de santé mentale dans le cadre de la campagne pour chacun parti. Suite à quoi on comparera avec les demandes issues du milieu.

DESCRIPTION DES CONCEPTS   

Dans le cadre de notre recherche, il s'agit de définir les maladies mentales comme ceci: une détresse psychologique qui nécessite de l'aide au niveau psychologique et dont le diagnostic est présent ou absent. Ensuite, le milieu duquel nous parlons est l'endroit qui permet aux personnes souffrant de maladies mentales de trouver de l'aide et diverses ressources telles qu'un suivi psychiatrique d'urgence ou de long terme, des groupes de soutien et plus encore. Ce sont sont des lieux gérés par des professionnels de la santé et ils peuvent être de nature privée ou publique et soutenus par le gouvernement provincial. Les centres communautaires en font partie. Nous définissons les termes Partis politiques comme étant les quatre partis recevant le plus de votes au niveau provincial ainsi que la plus grosse part d'attention médiatique et publique. Ces quatre partis sont les suivants: la Coalition avenir Québec, Québec solidaire, le Parti Québecois et le Parti libéral du Québec. 

PLAN   

  1. Les principaux problèmes en santé mentale au Québec
    1. Le milieu institutionnel
    2. L'itinérance
    3. Dépendances
    4. Aidants-naturels
    5. Violence familiale et conjugale
  2. Les demandes formulées par le milieu
    1. Liste des organismes impliqués en santé mentale
    2. Résoudre le sous-financement
    3. Le changement de ces lois
    4. Résoudre le manque de place
    5. Réduire le temps d'attente
    6. Des travailleurs mieux formés
    7. L'intégration sociale 
    8. Davantage de prévention
  3.  Les solutions proposées par les partis politiques
    1. Québec solidaire
    2. Parti Québécois
    3. Parti Libéral du Québec
    4. Coalition Avenir Québec
  4. Comparaison entre les besoins énoncés et les solutions proposées


 


 



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