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IPMSH - Projets
Charlie Beaulieu et Audrey Pinel 121e mise à jour opérée mardi 14 décembre 2010 sur la section enquête.
Notre recherche porte sur les manifestations de la pauvreté. Nous allons tenter de savoir sous quelle forme nous la retrouvons le plus souvent et de discerner ce qui la caractérise le mieux. Nous avons choisi d’étudier les cinq arrondissements les plus défavorisés de Montréal, c’est-à-dire ceux où le revenu moyen par ménage est le plus faible. Nous allons ainsi tenter de déterminer quelle caractéristique définit le mieux les agglomérations sélectionnées. Les critères retenus comprennent notamment l’âge moyen, le sexe, le nombre de personnes par habitation, le niveau de scolarité et la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique. Nous avons choisi d’étudier la ville de Montréal puisque nous y vivons, nous allons pouvoir faire des recherches sur le terrain et des observations. Les données que nous utilisons proviennent du recensement de 2000, où le revenu moyen des ménages de la métropole était de 49 429 dollars et où le seuil de pauvreté était établi à 18 200 dollars pour un ménage incluant trois personnes, soit deux adultes et un enfant ou encore un adulte et deux enfants. Les arrondissements sélectionnés sont donc l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve avec 39 152 dollars de revenu, l’arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie avec 38322 dollars, l’arrondissement Sud-Ouest avec 36 683 dollars, l’arrondissement Montréal-Nord avec 35 233 dollars et l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension avec 34 240 dollars. Il est pertinent d’étudier ce thème car bien que nous vivons dans un pays riche, la ville de Montréal est un endroit où la pauvreté est excessivement présente. Les riches dominent la ville et les plus démunis se contentent parfois de survivre, n’ayant pas toujours les moyens de se sortir de leur misère. Il serait utopique d’affirmer que nous pourrions éradiquer définitivement ce phénomène de notre société mais en le comprenant davantage, il est certain que nous pouvons améliorer la situation. En ciblant la caractéristique première des arrondissements les plus démunis, nous pourrions nous attaquer au fléau qu’est la pauvreté en trouvant des solutions pour améliorer la qualité de vie des personnes concernées. Il faut avant toute chose susciter une prise de conscience, car c’est de celle-ci que découleront les actes et, donc, l’amélioration de la situation pour les personnes défavorisées.
La documentation que nous avons pu consulter jusqu'à maintenant, tant en bibliothèque que sur Internet, tend à montrer que la pauvreté est universelle, présente dans tous les pays à petite ou à grande échelle. On parle souvent des rôles des organismes et des gouvernements face à ce sujet. Il est toutefois difficile de donner une définition universelle de cette dernière, dû aux différences de valeurs et d’idéologies des sociétés et de leurs citoyens.
Il y a cependant plusieurs indices ou manifestations de la pauvreté qui se ressemblent à travers les pays. Par exemple le faible revenu, les femmes monoparentales, l’ethnie différente, etc.
Plusieurs indicateurs servent à calculer la pauvreté, autant pour une application mondiale que nationale. Les indicateurs sont : l’IPH dans lequel est calculé le facteur du seuil de pauvreté et de la ligne d’indigence, le BIP 40 et l’IDH. Il y a cependant une grande controverse concernant ces indicateurs pour déterminer lequel est le plus approprié pour calculer la pauvreté.
La pauvreté peut revêtir plusieurs formes et entraîner de nombreuses conséquences. La pauvreté n'a pas seulement comme définition de n'avoir pas assez d'argent pour subvenir à tous ses besoins. Dans certains pays, la pauvreté signifie lutter pour survivre. Dans d'autres, comme dans notre société où l'intervention du gouvernement y est assez présente et où nous avons des programmes sociaux d’entraide pour les plus démunis, la pauvreté prend différents visages, comme l'exclusion sociale par exemple. Il y a aussi le phénomène du ‘’presque pauvre’’ qui représente des gens dans une situation précaire avec des revenus qui ne sont pas en-dessous du seuil de pauvreté. Ils n’ont pas accès aux aides sociales et leur situation est donc négligée. Il est aussi question de l’évolution de la pauvreté à travers les années, son augmentation ou sa diminution dans les pays. Plusieurs recherches ont été consacrées à la compréhension de ce fléau mondial pour en trouver les causes et les moyens pour la contrer. De celles-ci découlent des lois et des programmes sociaux qui visent à améliorer la qualité de vie des personnes défavorisées. Par exemple, la loi 112 qui donne le droit à l’aide sociale.
Le périodique qui m'a le plus intéressé est celui de la Pauvreté & justice sociale parce qu'il étudie la pauvreté à Montréal, plus précisément dans l'arrondissement Parc-extension qui est au coeur de notre recherche. On parle des diverses manifestations de la pauvreté qui sévissent dans ce quartier, des immigrants qui ont de la difficulté à s’y établir. On insiste aussi sur la pauvreté qui augmente de plus en plus pour les enfants de la nouvelle génération qui sont, de façon croissante, élevés de plus en plus par des mères monoparentales. Il est question aussi des conditions économiques de la province de Québec et de justice sociale. Tous ces propos sont appuyés par des statistiques pertinentes et étonnantes qui démontent qu’une province remplie de richesse n’échappe pas pour autant à la pauvreté.
Le terme qui nous semble avoir été le plus négligé dans nos recherches est celui des milieux défavorisés causés par la diversité ethnique. Nous allons donc approfondir ce sujet avec nos propres recherches.
Nous posons par conséquent la question suivante : Laquelle de ces caractéristiques, soit l’âge moyen, le sexe, le nombre de personnes par habitation, le niveau de scolarité ou encore la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique dans un même arrondissement, caractérise le mieux les arrondissements sélectionnés de Montréal? Selon nous, la caractéristique prédominante sera la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique dans un même quartier. Nous déduisons que s’il y a une grande diversité ethnique dans un endroit, c’est que le nombre de Canadiens que l’on y retrouve est réduit. Nous croyons que les gens qui ne sont pas Canadiens ont probablement davantage de difficultés à faire leur place sur le marché du travail pour plusieurs raisons. Par exemple, la barrière de la langue ou encore les préjugés des patrons, ce qui expliquerait qu’ils auraient tendance à être défavorisés davantage. Une grande proportion de diversités ethniques dans un arrondissement expliquerait donc le bas revenu moyen de celles-ci.
La variable indépendante sera donc les manifestations de la pauvreté et les variables dépendantes, les cinq arrondissements de la ville de Montréal ayant le plus faible revenu moyen par ménage, c’est-à-dire Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, l’arrondissement Rosement-La Petite-Partie, l’arrondissement Sud-Ouest, l’arrondissement Montréal-Nord et l'arrondissement Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension. Nous allons vérifier comment s’y comportent les critères de l’âge moyen, du sexe, du nombre de personnes par habitation, du niveau de scolarité et de la présence de la cohabitation d’une grande diversité ethnique dans un même arrondissement.
Le niveau de scolarité : Par le niveau de scolarité, nous entendons le niveau de scolarisation des personnes qui habitent chaque quartier (sans diplôme, diplôme d'études secondaires, diplôme d'études professionnelles, diplôme collégial ou diplôme(s) universtaire(s). )
La diversité ethnique : Par diversité ethnique, nous entendons qu’il y a plusieurs ethnie et qu’aucune d’entre elles ne représente plus de 40 % de la population d’un arrondissement.
Arrondissement pauvre : Par les mots arrondissement pauvre, nous entendons les arrondissements dont le revenu moyen des ménages est inférieur d’au moins 10 000 dollars au revenu moyen des ménages de la ville de Montréal.
Arrondissement : Par le mot arrondissement, nous voulons dire chaque subdivision administrative de Montréal, chaque regroupement de quartiers. Dans ce cas-ci, nous avons sélectionné ceux qui présentaient les cinq revenus moyens par ménage les plus bas de la Métropole.
Caractéristique : Par le mot caractéristique, nous voulons dire ce qui constitue la particularité des agglomérations. Nous cherchons la particularité première des agglomérations sélectionnées.
Il y a plusieurs caractéristiques prédominantes chez les populations défavorisées. Nous allons essayer d’en dégager les plus importantes dans un contexte historique donné, c’est-à-dire le temps présent et sur un territoire donné, c’est-à-dire les cinq arrondissements les plus défavorisés de Montréal.
1) La ville de Montréal
1.1 Le territoire et la population qui y vit
1.2 L’organisation administrative de la ville
1.3 La situation économique de Montréal
2. La pauvreté urbaine
2.1 Qu’est-ce que la pauvreté urbaine?
2.2 Les principales causes de la pauvreté urbaine
2.3 L’évolution de la pauvreté urbaine
2.4 La lutte contre la pauvreté urbaine
2.5 Les endroits les plus touchés et le taux de pauvreté urbaine au Canada
3) Les cinq arrondissements les plus défavorisés et leurs caractéristiques
3.1 Mercier-Hochelaga-Maisonneuve
3.2 Rosemont-La-Petite-Patrie
3.3 Sud-Ouest
3.4 Montréal-Nord
3.5 Saint-Michel-Parc-Extension
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