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IPMSH - Projets

L'offre des grands événements de Montréal et la satisfaction de leur clientèle

Vanessa Cadieux, vanessa_cadieux@hotmail.com

Danaëlle Ducharme-Massé, danaelled.m@gmail.com

 219e mise à jour opérée mardi 06 décembre 2011 sur la section enquête.

DESCRIPTION

Montréal est reconnu comme étant « la ville des festivals ». Ces grands évènements sont indissociables de la vie culturelle et sociale des Québécois. De plus, ces festivités ont un impact direct sur certaines sphères de la société montréalaise dont l’économie et le rayonnement international. Grâce aux nombreuses publicités et à leur grande visibilité, ces évènements attirent un nombre considérable de gens,  des habitants de la métropole tout comme des touristes internationales. Nous désirons nous pencher sur l’offre des festivals par la ville de Montréal afin de vérifier si cette offre est employée afin d’attirer le plus grand nombre de gens possible ou si alors ces organisations se restreignent à des groupes particuliers.    

RECENSION DES ÉCRITS

La documentation que nous avons pu consulter jusqu’à maintenant, tant en bibliothèque que sur Internet tend à montrer que les grands événements ont un impact considérable sur l’économie de la ville qui les produit et que plusieurs études ont été faites sur la façon de mettre en valeur de tels événements ou comment les organiser. Voici deux exemples de ces recherches.

 

L’association des grands événements artistiques unis de Montréal à produit une étude en 2002 : Étude des impacts socio-économiques et fiscaux. Festivals et grands événements artistiques de Montréal. Cet ouvrage cherche à établir un cadre de référence sur les différents impacts nommés plus haut afin que les événements aient une augmentation de leur financement. Ils se basent sur les festivals de Montréal, de Québec et du Bas du Fleuve.

 

Les chercheurs fondent leur étude sur 32 événements variés entre 1 et plus de 16 ans d’existence. L’étude montre aussi que la majorité des événements (44%) ont lieu en automne. C’est la capitale nationale qui a le plus haut taux de fréquentation, avec 2,3 millions de visiteurs (67,1%) et on remarque que 6% du nombre total des touristes qui visitent le Québec pour participer aux différents festivals et événements. Les chercheurs ont aussi remarqué que les 32 événements ont une structure financière fragile, un petit changement dans le montant des subventions de l’État ferait tout s’écrouler. Ensuite, ils montrent l’impact économique considérable des événements, 4,18 M$ aux deux paliers de gouvernement. La culture, préférablement diversifiée et dynamique, a un impact direct sur le tourisme et aide au développement des régions en apportant 6,63 G$ ce qui le place dans les plus importants secteurs de revenu. Par la suite, les chercheurs comparent les impacts des événements aux États-Unis et au Canada et montrent que ses événements sont toujours reconnus comme des produits touristiques importants peu importe leur ampleur. Les dépenses des visiteurs ont aussi un gros impact sur l’économie, on chiffrerait cet impact entre 110,59M$ et 632,53M$, ce qui est un revenu non négligeable pour les villes qui accueillent ces touristes. Les chercheurs rappellent qu’il ne faut pas se centrer sur la recherche de financement, mais plutôt se concentrer sur l’apport qu’ont les événements du point de vu structurel, touristique, compétitif du Québec à l’international et financier, les revenus qu’ils apportent au Québec.

 

L’étude est complète et présente beaucoup de tableaux et de diagrammes qui donnent une bonne perspective de l’ensemble de la recherche. Elle couvre un grand éventail de sujet pour bien imager son idée de départ. Par contre, les tableaux et diagrammes ne sont pas toujours accompagner de synthèse ou d’explications sur les résultats qui ont été obtenus. L’année à laquelle a été faite l’étude qui donne les donnés des tableaux n’est pas toujours mentionnée et quand elle l’est, elle date déjà de plusieurs années ce qui la rend parfois désuète. (LES GRANDS ÉVÉNEMENTS ARTISTIQUES UNIS DE MONTRÉAL, Étude des impacts socio-économiques et fiscaux. Festivals et grands événements artistiques de Montréal, Capital National et Bas Saint-Laurent, Montréal, Groupe DDM, 2002. 27 p.)

 

« Le management d’évènement » est un livre de Jacques Renaud dédié à l’organisation d’évènements, petits comme grands. Cet ouvrage propose aux lecteurs des démarches concrètes à accomplir, afin que, comme le désire l’auteur, les organisateurs puissent avoir l’audace et les ressources nécessaires pour réaliser leurs projets. Son œuvre est divisé en six grands chapitres, dont le premier sera consacré à étaler les fondements historiques de l’évènement et différencier certains termes relatifs à l’organisation d’évènements. Les autres chapitres répondront aux questions « Pourquoi? Quoi? Qui? Quand? Combien? », relatives à l’évènement.

Jacques Renaud débute son ouvrage en expliquant brièvement le caractère de l’évènement et remonte dans les années 1960, là où tout débute vraiment, afin de mieux situer le lecteur quant à l’origine de phénomène. Dans un deuxième temps, il nous explique l’importance du sens que l’on attribue à l’évènement et nous fournit un guide sur la formulation du projet afin que tous soient d’accord sur la raison d’être du projet. Il poursuit son ouvrage en indiquant aux lecteurs, dans le troisième chapitre, les différentes étapes à suivre afin de bien présenter leurs idées et surtout quoi dire pour que les décideurs acceptent la proposition. Dans un quatrième temps, l’auteur aborde la structure de l’évènement en expliquant le rôle important que doit avoir chaque membre de l’équipe dans le projet et présente différents tableaux quant à la gestion de celui-ci. Le cinquième chapitre est consacré à l’explication de la mise en place d’une gestion stratégique du temps par différents outils afin d’améliorer le rendement de l’ensemble du projet. Tout ce qui attrait au temps, comme les dates et les échéanciers se retrouvent dans ce chapitre-ci. Finalement, le dernier chapitre du livre présente comment financer son évènement et comment assurer une gestion des finances saine. Puisqu’un projet de grande envergure est constitué de plusieurs directions, il va sans dire que ce chapitre aborde aussi la répartition des dépenses parmi les différents secteurs.

 

L’ouvrage de Jacques Renaud accomplie bien son rôle de guide à travers les différentes étapes de la mise en place d’un évènement. Grâce à sa division et à ses multiples tableaux, ce livre est facile à consulter et informe rapidement les lecteurs des principales choses à retenir lors de l’organisation d’un tel projet. Par contre, le titre de l'ouvrage est trompeur, puisque le contenu du livre semble s'adresser à un public plus professionnel, aux personnes travaillant dans les affaires. Or, «Le management d'évènement» est un titre qui englobe tout les types de projets,même les plus petits, qui ont lieu au sein du milieu familial. Il serait beaucoup plus intéressant pour quelqu’un travaillant dans le loisir de lire ce livre que quelqu’un en méthodologie des sciences car il ne fait qu’indiquer comment organiser un évènement et ne présente aucune donnée quantitative quant à la popularité des ces derniers dans notre métropole. (RENAUD, Jacques, Le management d’évènement, Montréal, Transcontinental, 2001. 222p.)

 

Avec la documentation que nous avons recueillie, nous avons remarqué que l’information sur la diversité de la population qui participe aux événements n’était pas assez récente pour être significative et que les informations concernant la diversité de l’offre d’activités n’était pas documenté.

PROBLÉMATIQUE

Nous posons alors la question suivante: L’offre de grands évènements mobilise-t-elle une clientèle assez diversifiée? Nous proposons que les grands évènements et festivals ne répondent pas aux exigences d’une clientèle variée : ils ne sont pas assez bien répartis au cours d'une année, la clientèle cible n'est pas assez variée et finalement, le ratio activités payantes versus activités gratuites ne correspond pas aux moyens financiers de la majorité de la population. Dans cette problématique, la variable indépendante correspond aux critères des grands évènements, alors que la variable dépendante représente l'appréciation des festivaliers. Ce sont les attributs qui caractérisent les évènements qui auront un impact sur la clientèle présente aux festivités.

DESCRIPTION DES CONCEPTS

Afin de faciliter la compréhension des concepts que nous étudierons, il est important de bien les définir. Par «grands événements de Montréal», nous entendons les évènements à caractère festif qui attirent un nombre considérable de gens, qui sont diffusés dans les médias et qui s'étendent sur plusieurs jours. Nous avons choisi les dix événements les plus populaires de Montréal, selon le site touristique de la région : le Festival International de Jazz, le festival Juste pour Rire, le festival Mode et Design de Montréal, Montréal en Lumière, l’Igloofest, Le Grand Prix du Canada, les Francofolies de Montréal, Montréal Complètement Cirque, Osheaga et le Festival des Films du Monde. Le concept de caractéristique, tant qu’à lui, exprime les attributs dont font preuve les grands évènements, tels que la période de année dans laquelle ils ont lieu, en particulier les saisons, sa clientèle cible, ses activités payantes versus ses activités non payantes et sur les thèmes qui sont abordés lors de ces festivités.

PLAN

 1. L'impact des grands événements dans la société montréalaise

1.1 Rôle sur la visibilité (quantit)

1.2 Rôle dans l'économie (exemples)

1.3 Impact sur la culture et l'identité (exemples)

1.4 Image internationale. (qualité)

 

2A. Les caractéristiques des Grands Événements

2.1 A  Période de l’année

2.2 A  Clientèle cible

2.2.1 A Le groupe d'âge visé

2.2.2 A Les classes sociales interpellées

2.2.3 A Les groupes ethniques visés

2.3 A Ratio activités gratuites versus payantes

2.4 A Diversité des types d'événements

2.5 A La population artistique représentée

2.6 A Le rayonnement international

 

2B. Les grands événements de Montréal

2.1 B Festival International de Jazz

2.2 B  Juste pour Rire

2.3 B Mode et Design de Montréal

2.4 B  Montréal en Lumière

2.5 B Igloofest

2.6 B Grand Prix du Canada

2.7 B  Francofolies de Montréal

2.8 B Complètement Cirque

2.9 B Oshéaga

2.10 B Festival des Films du Monde

 



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