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IPMSH - Projets
 Thierry Tri Du-Boisclair, thierry_db@live.fr
Fiona Lucas, fiona.lucas@live.com
66e mise à jour opérée mercredi 07 décembre 2011 sur la section conclusion.
Depuis plusieurs décennies, plusieurs politiques gouvernementales favorisent l’immigration au Québec. La majorité de cette immigration se dirige vers la métropole de Montréal. C’est pourquoi aujourd’hui on y retrouve diverses communautés culturelles, comme le fameux quartier chinois. La diversité culturelle qu’on y retrouve est impressionnante et est sans cesse grandissante. Par contre, plusieurs enjeux émergent de la venue de cette population étrangère. Nous allons nous pencher sur la question de l’intégration culturelle des communautés immigrantes afin de vérifier quelles sont les meilleures stratégies employées ainsi que les différentes raisons pourquoi certains groupes ethniques s’intègrent mieux que d’autres. Nous avons choisis d’étudier deux communautés : les colombiens et les vietnamiens.
Les sources que nous avons consultées nous ont permis de voir un éventail de facettes de la situation actuelle des immigrants à Montréal.
Voici trois exemples de ces documentations :
GAGNON, Bernard (dir.), La diversité québécoise en débat, Montréal, Québec Amérique, 2010, 269 p.
Le livre porte sur la diversité culturelle au Québec, un débat encore d’actualité. Le but de l’auteur est de nous montrer les différentes facettes discutables de ce débat, en nous conscientisant sur le rapport entre les cultures étrangères établies ainsi que la population québécoise.
Tout d’abord, l’auteur nous explique la signification «la diversité». La notion de diversité sociale nous est présentée pour nous faire comprendre que nos sociétés sont hétérogènes et pluralistes. Il y a de plus en plus un culte de préservation de la diversité, qu'elle soit animale, végétale ou culturelle. L’idéal de la diversité ethnique en lieu commun atteint maintenant le choix des modes de vie, des croyances et des valeurs. La diversité sociale prend maintenant les termes tels que métissage ethnique, mélange culturel, pluralisme normatif et hybridité. Il est naturel de vouloir préserver la culture, car elle a toujours existé dès les origines de l’humanité. La diversité s’exprime à travers l’art, la culture, les mœurs, les langues et les traditions dans toutes les sociétés humaines. Ensuite, il met en lumière l’aspect concernant les accommodements raisonnables ainsi que les conflits que ceux-ci provoquent. Il détruit plusieurs mythes populaires tels que : le Québec serait en train de changer trop rapidement dût à son excessive ouverture à la diversité culturelle, qu’on recevrait trop d’immigrants d’origines trop différentes et que c’est d’abord à eux de s’intégrer à notre culture. De plus, il nous fait voir l’importance de l’impact qu’a eu la médiatisation massive de la Commission Bouchard-Taylor. Un effet important étant la crispation identitaire dans les rapports entre la majorité francophone et les minorités culturelles et religieuses au Québec. Il ressort le thème de la moralité, de la cohabitation culturelle, de l’intention du rapport ainsi que la neutralité de l’État. Il propose même des solutions, basées sur des opinions personnelles et sur des statistiques, sur comment réconcilier pluralisme national et pluralisme culturel dans l’élaboration d’un modèle d’intégration. Finalement, il évoque la question du sentiment d’appartenance des québécois, cette petite nation en Amérique du Nord, qui tente déjà de préserver sa culture. Il présente comment l’idée de l’interculturalisme s’est progressivement imposée auprès des québécois, à la fois dans les textes gouvernementaux que dans l’espace publique. Aussi, il nous fait voir sa compréhension du rapport de la Commission et comment il voit la citoyenneté québécoise face à tous ces problèmes irrésolus.
Ce livre peut nous servir à faire ressortir certains éléments de l’intégration culturelle au Québec et les tensions qui peuvent être reliés à ceux-ci. Par contre, il ne nous servira pas beaucoup à nous procurer des informations très pertinentes sur les différentes cultures, puisque la question abordé est beaucoup plus large et complexe.
MÉTHOT, Caroline, Viêt-Nam au Québec valse des identités, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995, 224 p.
Dans le livre, Caroline Méthot tente de répondre à des questions d’identité des jeunes immigrants ou enfants d’immigrants. L’auteur propose de nous situer en tant que québécois dans notre contribution personnelle à la recherche dans le champ des relations ethniques au Québec particulièrement celle vietnamienne.
Pour le démontrer, l’auteur trace un profil de leur répondant ensuite une description ethnologique du Viêt-Nam et de sa culture et enfin examiner le processus migratoire des vietnamiens et de leur organisation sociale de leur communauté à Montréal.
Premièrement, du point de vue méthodologique, le groupe d’étude n’est pas représentatif, car c’est seulement un échantillon de la population et en plus leurs parents sont plus scolarisé que la moyenne des immigrants de cette ethnie, donc ce serait un sous groupe : soit les jeunes de famille scolarisé professionnelles. Deuxièmement, les vietnamiens sont très influencés par le confucianisme dans plusieurs aspects de leur vie : manière d’être, de penser et d’agir. Troisièmement, après l’observation d’une communauté, elle conclut que celle-ci se base sur une combinaison de groupes et d’intérêts variés, unis entre eux d’une histoire commune et de rapports sociaux partagés. Finalement, le sentiment d’appartenance et d’identité sont des phénomènes extrêmement variables qui peuvent changer plusieurs fois dans une même vie.
Ce livre révèle de bonnes informations pour la recherche, car il touche beaucoup de points de vue et d’aspects de leur vie. Par contre, ce livre n’est pas récent, il sera donc nécessaire de trouver des livres ou articles plus actuels pour pouvoir avoir une vision plus moderne de la relation entre les québécois et les vietnamiens aujourd’hui. Bref, ce livre offre une vision générale de la relation entre québécois et vietnamiens.
À travers les diverses données que nous avons recueillies, un aspect en particulier à été négligé. Celui-ci est l’intégration de l’immigrant, par le moyen des loisirs et de la vie social. Nous savons déjà que certaines communautés ethniques se regroupent entre elles et continuent de préserver certaines habitudes sociales de leur pays d’origine, par contre, nous souhaiterions approfondir cette caractéristique.
BNOU-NOUÇAIR,
Radouane, Atouts et faiblesss de l'immigration au Québec,
Paris, L'Harmattan, 2008. 192 p.
Cet
ouvrage traite avant tout des drames sociaux, du chômage excessif et
anormal des immigrants, de la corruption, de l'insécurité
grandissante et de la xénophobie voir même le racisme au Québec.
Sans toutefois oublier les aspects positifs de l'immigration de cette
province, afin de venir les comparer avec ses aspects néfastes.
L'auteur vise ainsi deux objectifs principaux :
Montrer
comment une économie en risque de déclin, en raison d'une
population vieillissante, est en train de mettre à mal son
immigration qui constitue une condition impérative à son
développement.
Dire
tout haut ce que de nombreux immigrants pensent tout bas, en
l'absence de véritable tribune où ils pourraient s'exprimer.
Pour
commencer, l'auteur décrit le Québec comme étant une belle
province qui présente des attraits intéressants aux nouveaux
immigrants et où il fait bon y vivre. Étant reconnue comme une
terre d'accueil ouverte à tous, l'auteur fait aussi mention des
facteurs attractifs du Québec, tels que les professions en demande,
un système éducatif et de santé accessibles, une société
démocratique, une bonne qualité de vie, un vaste territoire, riche
activité culturelle, des nombreuses opportunités pour
l'entrepreneuriat, etc. Et par la suite, il y oppose les raisons pour
ne pas émigrer au Québec : le débat sur les accommodements
raisonnables, les barrières au marché du travail (bilinguisme,
origine des diplômes, loi des ordres professionnels,
discriminations, etc.), problèmes de logement, la corruption, etc.
Enfin l'auteur termine son livre sur un guide du nouvel arrivant au
Canada.
La question sur laquelle notre enquête va porter est par conséquent la suivante : Quelle culture, c’est-à-dire colombienne ou vietnamienne, présente des caractéristiques propres à celle-ci qui lui permet de mieux s’intégrer dans la ville de Montréal qu’une autre. Nous proposons que c’est la culture colombienne qui a tendance à mieux s’adapter dans la métropole puisque celle-ci est la plus semblable à la nôtre et est donc plus outillée dès le départ. L’espagnol est leur langue de base, et tout comme le français c’est une langue latine, ce qui rend l’apprentissage plus facile. De plus, leur religion, le catholicisme, est celle de la société québécoise, contrairement à la religion boudhiste, par exemple. C’est pour ces deux principales raisons que nous croyons que cette culture est plus propice à s’intégrer le plus rapidement et le mieux. La variable dépendante est donc le pays d’origine de l’immigrant et la variable indépendante est les caractéristiques de cette culture, c'est-à-dire le travail, l'éducation, les loisirs et la vie sociale, la localisation, la religion et la langue.
Par le concept «culture», nous voulons désigner tout le bagage avec lequel l’immigrant arrive de son pays d’accueil. Alors, que ce soit la langue, son travail, ses traditions, ses coutumes, ses valeurs, ses croyances religieuses, cela rentre toute dans sa définition. Nous avons choisi d’étudier l’aspect social, politique, économique et familial pour évaluer l’ensemble du niveau d’intégration de l’immigrant, et voir quelle culture s’intègre le mieux en bout de ligne. Le concept «caractéristique» est en fait les éléments propres à la culture pour chacune des dimensions ressorties.
1. Situation actuelle immigrante
1.1 Identité sociale
1.2 Raisons d’immigration
2. Communauté colombienne
2.1 Travail
2.2 Éducation
2.3 Loisirs et vie sociale
2.4 Localisation
2.5 Religion
2.6 Langue
3. Communauté vietnamienne
3.1 Travail
3.2 Éducation
3.3 Loisirs et vie sociale
3.4 Localisation
3.5 Religion
3.6 Langue
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