Projet a160


a130  a131  a132  a133  a134  a135  a136  a137  a138  a139  a140  a141  a142  a143  a144  a145  a146  a147  a148  a149  a150  a151  a152  a153  a154  a155  a156  a157  a158  a159  a160 a161  a162  a163  a164  a165  a166  a167  a168  MOD 






Eureka.CC Érudit
 
Repère Le Petit Robert
E-Stat
E-Stat
IPMSH - Projets

La gastronomie comme outil d'intégration culturel des immigrants qui s'installent à Montréal

Maude Lamoureux-Bisson, momo_3333@hotmail.com

Philipa Levesque-Damphousse, philipa.l.d@hotmail.com

 

 113e mise à jour opérée dimanche 04 décembre 2011 sur la section enquête.

DESCRIPTION

Montréal est une ville définitivement cosmopolitique dont l’identité est fondée en grande partie par les différentes communautés culturelles qui y habitent. La diversité culturelle est présente de façon évidente sur l'ensemble du territoire et fait partie du patrimoine depuis plusieurs décennies. Toutefois, l’intégration des immigrants dans la métropole est un enjeu extrèmement actuel, surtout lorsqu’on sait que 70% des gens qui arrivent au Québec choisissent de s'y installer. Comment arriver à faire cohabiter tant de différentes cultures sur un même territoire? Parmis les moyens d’integration les plus connus, on retrouve notamment  le travail, les différents milieux d'éducation et les associations de migrants, qui sont extrèmement bien documentés. Toutefois, presque aucune recherche ne fait état du lien possible qu’il peut y avoir entre la gastronomie et l’integration des immigrants dans une ville, et il est interessant de se pencher sur cet aspect méconnu du sujet.

RECENSION DES ÉCRITS

 

Nous nous sommes donc tout d’abord penché sur la gastronomie et nous avons trouvé plusieurs documents traitant sur le sujet, par exemple le livre Fast Food Nation, d’Éric Schlosser, qui traite de l’industrie du fast-food, en s’intéressant principalement à l’ampleur que prend le phénomène aux États-Unis. L’auteur écrit ce livre afin de faire comprendre aux gens à quel point l’influence de cette industrie est grande aux États-Unis, autant d’un point de vue social, politique et économique, il leur révéle les côtés sombres de cet univers dont il estime qu’on ne parle pas assez. Il s’intéresse d’abord au sort des gens touchés de près ou de loin par cette industrie (employés, clients…) pour ensuite enquêter dans l’industrie de production de nourriture de restauration rapide, notamment de la viande.

Tout d’abord, on se penche sur les biographies de quelques pionniers du fast-food américain, autrement dit sur les gens qui ont ouvert les premiers commerces de restauration rapide aux États-Unis. Ensuite, on explique les diverses techniques employées par les dirigeants des entreprises afin de séduire les jeunes consommateurs ; les enfants. Le troisième chapitre est consacré aux employés des chaînes de restauration rapide, on y expose notamment les différentes façons utilisées par les patrons afin de «motiver leurs troupes», que ça soit en donnant des cadeaux ou en «survalorisant» le travail qu’ils effectuent. L’auteur clôt cette première partie en s’interrogeant sur les divers facteurs qui peuvent contribuer aux succès de ces types d’entreprises.

La seconde moitié du livre se concentre davantage sur la nourriture vendue par les chaînes de restauration rapide, en commençant par un chapitre recensant quelques-unes des nombreuses techniques utilisées par ces dernières (aditifs, modification des textures etc.) pour améliorer la vente de leurs produits. On s’intéresse ensuite aux petits producteurs qui fournissent ces entreprises, en insistant sur les difficultés auxquelles ils doivent souvent faire face. Le chapitre suivant (par opposition au précédent) a pour sujet les grandes compagnies agro-alimentaires qui font de la production de masse et approvisionnent les McDonald’s et Burger King de ce monde. Les dangers courus par les employés de l’industrie du fast-food sont ensuite évoqués. L’avant-dernier chapitre de la deuxième partie porte sur ce que l’on peut retrouver dans la nourriture servie par ces restaurant, de la bactérie E coli jusqu’aux antibiotiques pour animaux. L’auteur finit par peindre un portrait de l’étendue de la restauration rapide à travers le monde.

L’auteur choisit de finir son livre en se penchant sur le phénomène de la vache folle, après avoir nommé quelques ressources dont les gens peuvent se servir contre l’industrie du fast-food.

Nous croyons que l’ouvrage remplit parfaitement bien la mission qu’il s’est donné. L’enquête, vaste et complète, aborde tous les points importants et fait vraiment réfléchir. Toutefois, il n’est pas réellement utile pour cette recherche puisqu’il traite surtout du phénomène aux États-Unis, alors que nous nous intéressons à Montréal.

 

La gastronomie, de Robert J. Courtine, traite de l’histoire de la gastronomie, plus particulièrement de son évolution à travers les années et comment aujourd’hui on la définit comme elle est. Le but de l’auteur en écrivant se livre est de définir ce qu’est réellement la gastronomie et d’où vient cette expression souvent mal employée. L’auteur s’intéresse tout d’abord aux origines et à l’évolution de la cuisine puis se penche sur l’état de la gastronomie de nos jours, sous les différents aspects qu’elle prend dans notre quotidien.

Tout d’abord, l’auteur nous démontre que la découverte de la cuisine remonte à bien longtemps avant notre ère. L’homme préhistorique prit conscience qu’il pouvait faire du feu, à partir de cela il fut le seul animal à savoir cuire ses aliments. Puis fut le temps des Gaulois et des Romains, où manger beaucoup était un plaisir. Avec les conquêtes, l’humain découvrit les richesses gourmandes du monde. Au fil des années, la nourriture devient un art, les riches raffolent de la grande cuisine. C’est l’arrivée des grands chefs cuisiniers et des livres de gastronomie. Le deuxième chapitre de l’ouvrage traite de l’arrivée du terme restaurant dans la société. Au tout début, ce fut le terme taverne où n’importe quels bourgeois vendaient le vin de ses vignes, de la vient l’expression une taverne. Puis en province, se fut les auberges ou les gîtes et peu à peu le terme restaurant pris place au près des nobles.

Dans la deuxième partie du livre, l’auteur fait référence a des faits plus récents, bref le nouveau savoir-manger depuis quelques décennies. Dans un sens, on dit que la cuisine est morte depuis l’arrivée de tous ses commerces fastfood. Les repas sont souvent mal équilibrés de nos jours, trop de si, trop de cela. La plupart des gens ne prennent pas la peine de bien manger à chaque repas. L’alimentation de nos jours se base sur les matières grasses.

Pour finir, l’auteur rassemble dans le dernier chapitre la gastronomie dans le monde passant par les pays du nord, l’Europe centrale, la méditerranée et la cuisine chinoise. L’auteur a très bien accompli sa mission de nous apprendre sur l’origine de la gastronomie sous toutes ses formes. Toutefois, cet ouvrage ne sera encore une fois pas très utile à cette recherche puisqu’il se concentre uniquement sur l’origine du mot en question et comment elle en est arrivée à ce qu’elle est aujourd’hui.

 

Références:

COURTINE, Robert J., La gastronomie, Paris, PUF, collection Que sais-je, 1970, 125 p.

SCHLOSSER, Eric, Fast Food Nation, Paris, Éditions Autrement, collection Frontières, 2003, 286 pages.

PROBLÉMATIQUE

Nous posons par conséquent la question suivante : Peut-on considérer la gastronomie du pays d'origine, au même titre que le travail, les milieux d'éducation et les associations de migrants, comme outil d’integration culturelle pour les immigrants de Montréal? Definitivement, car on remarque que plus l’alimentation d’une communauté particulière est connue des résidents et répandue dans la métropole, plus celle-ci est bien intégrée dans la société qui l'accueil.

Notre variable dépendante est l’intégration des immigrants à Montréal, tandis que notre variable indépendante est la gastronomie.

DESCRIPTION DES CONCEPTS

Par intégration culturelle, nous entendons le processus par lequel un groupe humain se conforme aux normes collectives d’un autre groupe tout en conservant ses propres spécificités culturelles.

Par gastronomie propre à une culture, nous entendons l'ensemble des arts de la table : la cuisine, les restaurants, la composition des repas, les ingrédients

Par outil, nous entendons un élément d'une activité qui n'est qu'un moyen, qu'un instrument.

 

PLAN

A) Facteurs d’intégration

1. Travail

2. Milieux d'éducation

3. Associations de migrants

4. La gastronomie

 

B ) La gastronomie de différentes communautés établies à Montréal - Étude de cas

Chinois

1.       Restaurants à Montréal (nombre, emplacement, popularité…)

2.       Présence de magasins alimentation spécialisés

3.       Disponibilité des produits dans les épiceries

Roumains

1.       Restaurants à Montréal (nombre, emplacement, popularité…)

2.       Présence de magasins alimentation spécialisés

3.       Disponibilité des produits dans les épiceries

Indiens

1.       Restaurants à Montréal (nombre, emplacement, popularité…)

2.       Présence de magasins alimentation spécialisés

3.       Disponibilité des produits dans les épiceries

Haitiens

1.       Restaurants à Montréal (nombre, emplacement, popularité…)

2.       Présence de magasins alimentation spécialisés

3.       Disponibilité des produits dans les épiceries

 

C) Situation de l'intégration générale des quatres communautés à l'étude à Montréal

1. Chinoise

2. Indienne

3. Haitienne

4. Roumaine

 

 

 



Le logiciel Projet est la propriété de Gilles Laporte et du cégep du Vieux Montréal. Toute adaptation ou reproduction du matériel qui y est diffusé est interdite sans le consentement écrit des auteurs et du responsable du portail. Gilles Laporte et CVM © 2010.