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IPMSH - Projets

Les facteurs qui témoignent d'une intégration sociale réussie à la société québécoise

 Roxane Montpetit, Sciences humaines: Action sociale et médias, roxane.montpetit@hotmail.com.

 Edouard Gariépy, Sciences humaines: Regards sur la personne, edouardgariepy@hotmail.com.

 

 177e mise à jour opérée mercredi 07 décembre 2011 sur la section enquête.

DESCRIPTION

De nos jours, la situation culturelle du Québec est devenue un véritable champ de mines. Depuis quelques années, tout ce qui entoure la question des accommodements raisonnables et de l’intégration, fait la une des reportages, et cause une grande division dans l’opinion publique. Il est important de poser un regard sur cette « rivalité » entre le désir de protéger  l'identité de la société québécoise face à  l’engloutissement de multiethnique, car ces questionnements permettent une meilleure façon de développer des moyens de mieux vivre ensemble dans le respect. Or, tel que notre bibliographie en fait foi, nous sommes loin de nier l'importance de la dimension linguistique qui entre en jeux quand il s'agit de la langue française et des langues étrangères. Cependant, nous avons préféré évoluer vers une dimension culturelle qui visera plus la question d'intégrations, car nous considérons que se pencher sur cette  dimension, permet une exploration plus vive de tous les enjeux liés aux communautés ethniques étrangères qui se trouvent au Québec, et plus important, leur intégration  dans la culture québécoise.

RECENSION DES ÉCRITS

L’ouvrage «Diversité des langues et Bilinguisme» de Léopold Taillon, traite du bilinguisme comme phénomène humain. Dans ce livre, l’auteur cherche à éclaircir les effets et les particularités du  bilinguisme dans le monde occidental, au vingtième siècle. Afin d’élaborer ses propos, Taillon explique le  contexte du bilinguisme dans le monde, dans le domaine de l’éducation et chez les minorités francophones du Nouveau-Brunswick.

Dans un premier temps, l’auteur débute son thème de bilinguisme mondiale avec une explication de termes « bilingue » et «bilinguisme», il procède par la suite à parcourir le plan linguistique de l’Europe et de l’Amérique en plus d’ajouter un mot sur le bilinguisme scolaire. Ensuite, nous fait part  des problèmes que peut engendrer les mouvements linguistiques en apportant des exemples tirés de l’Amérique et de l’Europe.

Dans un deuxième temps, on peut constater que l’auteur, dans son thème du bilinguisme dans le domaine de l’éducation, fait un compte rendu d’un séminaire sur le bilinguisme tenu au Pays de Galles en 1960, qui traitait du même thème que celui énoncé précédemment. Taillon nous fait aussi part, d’un long compte rendu de la situation du bilinguisme dans le monde, comprenant des aspects pédagogiques reliés à l’enseignement des langues secondes. Par la suite, il explore l’enjeu de l’âge minimal pour l’apprentissage d’une langue seconde, tout en citant des exemples tirés d’études réalisées en Europe et en Amérique. Il conclut que dans la majorité des pays «libres», l’apprentissage d’une langue seconde s’attarde jusqu’à l’âge de dix ans.

Enfin, dans sa troisième partie, l’auteur explore le «  Problème Bilingue Des Minorités Françaises du Canada » (p.113), en élaborant l’état de la langue française au Nouveau-Brunswick. Pour cela, il se base sur plusieurs facteurs sociaux tels que le facteur de la fréquentation scolaire et celui de la compétence d’enseignement. Par la suite, Taillon fait mention de la dualité linguistique canadienne entre le français et l’anglais, et affirme que le système éducatif n’est pas suffisamment adapté aux besoins culturels des minorités francophones. Il conclut ce thème en affirmant que la minorité canadienne-française a su survivre à l’engloutissement anglophone et qu’aujourd’hui, elle reconnaît l’importance du bilinguisme, tout en sachant comment conserver son identité linguistique.

Il est possible d’affirmer que l’ouvrage de Léopold Taillon a prouvé son objectif, car il explore plusieurs facettes du bilinguisme dans le monde et défend ses propos par des faits et statistiques. Pour ce qui est de la pertinence de cet ouvrage, il ne correspond pas adéquatement comme une source bibliographique, car ce n’est pas un ouvrage récent et ne peut être compatible avec la diversité linguistique du Québec ( ou de la ville de Montréal).

TAILLON, Léopold, Diversité des langues et bilinguisme, Montréal, Collection «bilinguisme», 1967. 167 p.

 

 

L’embarras des langues - Origine, conception et évolution de la politique linguistique québécoise, s’intéresse à la création et l’évolution de la politique linguistique québécoise.  L’auteur, Jean-Claude Corbeil, s’adresse dans cette œuvre à la jeunesse québécoise, laquelle n’a pas vécu les aléas et les luttes juridiques qui ont mené à  la création de la politique linguistique québécoise, afin de démontrer la nécessité de cette politique et d’en préserver l’intérêt dans le but de ne pas tomber en fascination devant la langue anglaise. C’est  d’abord par l’analyse du conflit entre la langue française et anglaise au Québec, puis en passant par l’historique de la politique linguistique québécoise, et finalement en relatant les importants documents qu’il nous expose le concept de bilinguisme au Canada et tente de nous faire comprendre la nécessité de la politique linguistique et de la préservation du français.

Corbeil nous met d’abord en contexte, pourquoi est-ce que la cohabitation de deux langues sur un territoire crée-t-elle un si grand «embarras», pour Corbeil, ce malaise créé au Québec est provoqué de quatre façons distinctes; d'abord dans les rapports complexes qui lient le «locuteur individuel à sa langue maternelle», ensuite par le rôle autant social  qu’institutionnel que la langue joue dans la société, puis dans les variations sociales  de la langue qu’amène les variations géographiques, et finalement par la concurrence entres les langues qu’a provoquées la mondialisation et qui a fait de la langue anglaise la langue internationale ce qui a abouti à cette nécessité d’apprendre la langue anglaise au niveau international. Ensuite, c’est par le biais de faits historiques d’importance qu’ils nous expliquent en profondeur, que l’auteur signifie la nécessité, à la fois d’assurer l’avenir de la langue française au Québec et de créer une politique de  respect moral des valeurs québécoises à l’intention des nouveaux arrivants afin qu’ils comprennent et respectent l’importance de la langue française pour la société québécoise. En deuxième partie, Corbeil critique les Québécois de prendre la qualité et la bonne représentation du français pour acquis. De plus, il souligne que l’avis des Québécois au sujet de la politique linguistique québécoise n’est plus aussi consensuel qu’à l’époque de l’adoption de la loi 101, mais insiste sur le fait qu’elle est toujours d’actualité puisqu’il est de notre devoir de surveiller les acteurs politiques et de nous impliquer à sa préservation. Finalement, en troisième partie, c’est à l’aide de documents repères datant des années soixante-dix à aujourd’hui, et en passant par les politiques linguistiques ailleurs au Canada que l’auteur nous invite à comprendre la notion du bilinguisme au Canada et en donnant l’exemple de la France et tous ses anglicismes qu’il nous avise de ne pas tomber dans le panneau de la fascination de la langue anglaise, car cela serait fatidique pour l’avenir de la langue française au Québec.

Somme toute, grâce à l’abondance d’informations et à la notoriété de l’auteur, celui-ci est un des acteurs principaux de ces luttes linguistiques, Jean-Claude Corbeil parvient bel et bien à nous faire comprendre l’importance de la politique linguistique québécoise et en souligner l’intérêt. Par contre, cet ouvrage n'est pas pertinent pour nôtre sujet puisqu'il ne s'intéresse pas à la perspective anglophone ni à la perspective des communauté étrangère, ces dernières étant d'importantes lacunes.  

CORBEIL, Jean-Claude,  L’embarras des langues - Origine, conception et évolution de la politique linguistique québécoise, Montréal, Québec Amérique, 2007. 548 p.

 

PROBLÉMATIQUE

De nos jours au Québec, la question ethnique demeure une réalité difficile à gérer. Bien qu'un grand nombre d'études se penchent sur la relation entre le multilinguisme et la langue française, on constate que plusieurs affirment que pour qu'une communauté soit intégrée, celle-ci  doit apprendre la langue du pays d'accueil. Cependant, il n'est pas certain, que ce ne soit le principal, ni l'unique critère indiquant une intégration réussie.

Cela étant dit, existe-t-il un critère qui permet d'établir concrètement une intégration sociale reussie à la culture québécoise?Nous proposons qu'il existe en effet plusieurs critères qui démontrent une intégration, notamment; l'usage  de la langue française, l'origine géographique des arrivants, le niveau de scolarité de ceux-ci, et le type d'emploi. Cependant, nous supposons que le critère de l'usage  de la langue française est le critère le plus déterminant en ce qui concerne l'intégration des communautés étrangères. Dans cette optique, nous allons comparer les communautés montréalaises suivantes; la communauté juive marocaine, la communauté grecque et la communauté vietnamienne, afin de déterminer si l'existence de ces critères est prouvable, et si elles sont applicables aux communautés que l'on retrouve à Montréal.

 

 

DESCRIPTION DES CONCEPTS

 

Par le mot critère, nous entendons un élément ou une particularité qui dans ce cas, nous permet d’évaluer le niveau d’intégration.

 

Quand on traite de communauté ethnique, il s’agit d’un ensemble d’individus unis par leur origine ethnique.

 

Par le terme  culture québécoise, nous entendons l’ensemble des mœurs, des croyances, des traditions et la prépondérance de la langue française.

 

Lorsqu’on mentionne l’intégration, on suppose  l’incorporation et le respect des aspects culturels de la société d’accueil par une communauté ethnique étrangère.

 

Par le cadre d'utilisation de la langue françaisenous voulons dire les situations dans lesquelles les individus d'origine étrangère utilisent la langue française pour communiquer.

 

Lorsqu'on mentionne L’origine géographique des arrivants, nous nous penchons sur l’origine géographique des étrangers, plus précisément s’ils proviennent de l’occident ou de l’orient.

 

Par le niveau de scolarité de ceux-ci, nous définissons le type de diplôme obtenu parmi les suivants: DES, DEP, DEC, BAC, Maîtrise et Doctorat.

 

Par le type d'emploi, nous entendons les cadres d'emplois particuliers qui offrent l’opportunité aux individus issus de communautés étrangères de communiquer en français.

 

Par ancienneté, nous sous-entendons le nombre d’années (ou de générations) qu’une personne ou une communauté est présente ou installée à Montréal.

PLAN

1) Critères d'intégration

1.1 Langue

1.2 Culture

1.3Éducation

1.4 Cadre professionnel

1.5 Autres

 

2) Étude de cas

2.1 communauté marocaine

2.2 communauté grecque

2.3 communauté vietnamienne

 



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