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IPMSH - Projets

L'impact de la présence policière sur l'état de confiance entre les citoyens et leur corps policier

Hugo Ricard, Question internationales, hr_world31@hotmail.com

John Steevens François , Individu et société , jovany341@msn.com

Jonah Tardif Blaser, Questions intenationales, jonahtardif@gmail.com

 

 208e mise à jour opérée lundi 05 décembre 2011 sur la section spécialistes.

DESCRIPTION

La police a pour but de protéger et de servir les citoyens de la communauté. Par contre, on observe qu'il y a parfois des entorses au code déontologique créant une contradiction entre la justice sociale, au profit du maintient de l’ordre et de la sécurité. Avec la création récente de l'escouade GAMMA et le blâme de l'ONU envers le service de police de Montréal pour leurs nombreuses arrestations de masses, nous croyons pertinent d'étudier le rapport de confiance entre les citoyens montréalais et leur corps policier. Considérant, que cette problématique est d'actualité et que nous n'avons recensé aucune étude approfondie portant sur ce sujet, nous avons cru bon de s'arrêter sur cet enjeu important pour pouvoir en comprendre les multiples facettes et y amener une critique sociale.

RECENSION DES ÉCRITS

DION , Robert , Les crimes de la police montée , Laval , Albert Saint-Martin , « Recherches et documents » , 1979 .175p .

 

L'ouvrage est entièrement consacré aux  crimes de la police montée. Tout le long, l'auteur nous partage les manières auxquelles la police parvient à exécuter leur plan malhonnête et aussi l'intensité de leur pouvoir au sein de la société . Les chapitres qui décrivent plus précisément l'évolution de ce phénomène sont ; la préparation d'un sale coup ,un camouflage bien orchestré à l'avance , la pratique quotidienne du chantage et de l'intimidation et une police incontrôlable .

 

De prime abord , en ce qui a trait à la préparation d'un sale coup , on constate que les policiers participaient à toutes sortes d'actes frauduleux pour entreprendre leur quête . De plus , lorsqu'il s'agit d'un événement comportant les trois corps policiers , ils n'entreprennent pas les analyses des documents afin de camoufler les sources ou de perquisitionner touts les éléments pouvant impliquer leur participation et leur image . Ensuite , la pratique quotidienne du chantage et de l'intimidation devint un processus courant pour faire pression sur les témoins ou les groupes afin d'avoir des infos et aussi de les dénigrer devant la cour . Enfin , la police incontrôlable est sans doute du fait quand certains documents sont classés comme étant sécurité nationale donne à la GRC un pouvoir absolu .

 

En effet , l'auteur  remplit la mission qu'il s'était donnée non pas de faire sortir la vérité , mais plus précisément de reconstituer certains événements afin de nous montrer la face cachée de nos corps policiers qui ne sont pas là simplement pour protéger et servir , mais aussi contribuent à des crimes .Ce livre comporte beaucoup d'éléments qui se rattachent à notre sujet de recherche. Cependant, il parle de la GRC et non du SPVM et le livre date de 1979 ce qui est peu à jour.

 

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COLLABORATION, La police secrète au Québec: la tyrannie occulte de la police, Montréal, Québec Amérique, 1978. 228 p.

 

Ce livre relate les différentes opérations menées par la police secrète au Québec et s'attarde plus particulièrement au phénomène de la répression policière. Le but des auteurs est de montrer l'ampleur du phénomène de la répression au sein de la police secrète et d'y amener des solutions en ce qui atrait aux moyens d'actions pour contrer ce phénomène. Premièrement , l'ouvrage fait un bilan de dix ans (1968-1978) d'opérations de la police secrète, ensuite il explique pourquoi qu'il y a une montée de la répression. Les auteurs abordent aussi les méthodes d'opérations de la police secrète, son organisation, sa lutte contre les syndicats, la législation qui encadre cette police en matière de «sécurité nationale». Ils font ensuite un bilan qui inclus une déclaration de principes, des revendications et des moyens d'action à entreprendre pour contrer la répression de la police secrète.

 

Premièrement, en ce qui atrait à la montée de la répression, ils expliquent que la GRC est, depuis sa création, «une police politique au service de l'État canadien» ayant pour but de réunir les conditions nécessaires à l'expansion et au maintien des intérêts du capitalisme canadien et américain. Ensuite, ils expliquent les méthodes d'opérations, celles-ci comprennent la cueillette de renseignements, la confection de dossiers, l'analyse de renseignements, les opérations offensives et la déstabilisation. En ce qui concerne son organisation, très peu de renseignements sont disponibles, nous savons que la GRC, les services secrets canadiens, le SPCUM et les diverses agences américaines (CIA, FBI, US ARMY) travaillent de concert tant au niveau municipal, provincial, fédéral et international. Contre les syndicats, la police secrète est très active car les syndicats constituent l'une des formes les plus importantes d'opposition démocratique au pouvoir. Finalement, concernant la législation qui encadre la police secrète, il y a très peu de lois encadrant la «sécurité nationale».

 

Ce livre rempli très bien sa mission, étant donné qu'il est une sorte de rapport de recherche du comité sur la sécurité nationale de la Ligue des droits de l'homme du Québec dans le cadre de l'opération Liberté . Il met très bien en lumière les problématiques et apporte des solutions au problèmes. Ce livre serait utile pour notre projet dans l'optique où il explique bien le phénomène de la répression (apparent ou caché) et aborde parfois plus spécifiquement le rôle du SPVM.

 

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GLEIZAL, J.-J., J. Gatti-Domenach, C. Journès, La police: Le cas des démocraties occidentales, Paris, Presses Universitaires de France, 1993. 390 p.

 

L'auteur fait une synthèse sur la police dans les sociétés occidentales. Le but est de comparer le système français aux systèmes anglo-saxons.

            On débute par un survol historique des différents corps policiers en occident. On voit le rapprochement entre l'État et la police en France, la spécialisation de la police, son unification et son rapport au pouvoir politique. Du côté des anglais , on voit l'interprétation libérale (institution traditionnelle, réponse aux émeutes, légitimité exemplaire) et l'approche critique (lecture trop instrumentale et imcomplète). On entrevoit l'histoire de la police dans le reste des pays occidentaux : l’Espagne, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, la Belgique, les États-Unis et le Canada . On regarde ensuite l'organisation et le régime juridique des systèmes policiers en s'arrêtant sur les principes juridiques, sur la sécurité et la protection des droits, sur les mouvements d'adaptation du système de régulation de la police (déontologie, transparence), sur l’Europe sans frontières, sur l'organisation au niveau central et local, la coordination et la gestion du personnel. L'auteur décortique ensuite le fonctionnement des systèmes policiers avec d'un côté l'analyse anglo-saxonne : la spécificité hiérarchique (élite méritocratique et la formation de l’élite policière) et le syndicalisme policier . De l'autre côté , la situation française : le corps policier et son inversion hiérarchique, la guerre des polices, le droit et le pouvoir politique. Il s’attaque ensuite à la culture et au travail policier en regardant les grandes œuvres, les études récentes, la sociologie du droit, la sociologie du travail, l’enquête d’interface et l’enquête sur les commissaires de police. On voit enfin les politiques publiques policières et les réformes de la police. En France: le choix politique de gauche, la police comme service et la police comme agent de sécurité, la naissance d'une politique publique, les médiateurs et le nouveau modèl policier. Dans le monde anglo-saxon: l'évaluation de l'activité policière, la police communautaire (son origine, ses applications, sa situation en générale), les problèmes  posés et finalement le maintient de l'ordre .

Le livre est très bien construit, l’analyse de la police française et anglaise est faite en profondeur,  mais laisse de côté les autres démocraties occidentales et le monde anglo-saxon. Le livre pourrait être pratique pour comprendre le concept de police globalement et faire l’introduction de notre recherche, mais reste inutile pour développer le sujet de la répression policière à Montréal.

PROBLÉMATIQUE

Nous avons remarqué, dans la littérature portant sur notre sujet, qu'il existe des situations où certains policiers abusent de leur pouvoir. Nous posons par conséquent la question suivante: les Montréalais, compte tenu des différentes réalités sociales et culturelles desquelles ils sont issus, ont-ils confiance en leur corps policier ? Nous proposons que, dépendamment du rang social, du sexe, de l'âge, des origines ethniques, des idéologies politiques, des croyances religieuses et des sources d'informations consultées par les citoyens, leur niveau de confiance envers les policiers variera. Notre variable indépendante est la réalité socioculturelle dont le citoyen est issu. Notre variable dépendante est le niveau de confiance du citoyen envers son corps de police qui est influencé par sa réalité socioculturelle forgeant sa perception de la réalité et par la même occasion ses rapports entre la police et les citoyens.

DESCRIPTION DES CONCEPTS

Par réalité socioculturelle, nous voulons dire le milieu dans lequel un citoyen a évolué (revenu, origine, âge, niveau d'éducation, sexe, conviction politique, médias consultés et religion). 

Par niveau de confiance,  nous voulons dire la mesure détermine à quel point le citoyen croit que la police est là pour le protéger et travaille à son bien-être dans la société.

La relation est l'influence de la réalité socioculturelle sur le niveau de confiance du citoyen envers son corps policier.

 

PLAN

 



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