Les textes que nous avons consultés, traitant de notre sujet, ont démontré que Montréal qui a toujours été perçue comme une ville de party, n'est cependant plus considérée comme telle, autant que dans les années 40 ou 50. De plus, elle semble avoir perdue de son attrait touristique pour ce qui est du divertissement lorsque la nuit est tombée.
Daniel Proulx, Le «Red light» de Montréal (1997)
Ce livre raconte l’histoire du défunt quartier, communément appelé aujourd’hui la «Main», le «Red Light». Ce récit historique nous amène dans les rues de Montréal, entre 1920 et 1960, où alcool, drogue, jeux et prostitution faisaient partie de la vie des gens au coin de la rue Ste-Catherine et St-Laurent. Cette sombre époque de Montréal semble avoir réussi à se faire oublier dans la mémoire des Montréalais, des Québécois et de tous les visiteurs venus fêter toute la nuit dans l’illégalité mais du moins dans l’anonymat.
Au tournant du siècle, les grandes villes portuaires du monde ont amené la création de quartiers plus sombres, où la police était plus corrompue que les truands rôdant dans les rues et où l’alcool, la drogue et la prostitution semblaient mener la vie des gens. Nous pouvons penser à New York, Londres, Amsterdam, passant par Chicago et sans oublier Montréal qui fut déclaré en 1911 la ville la plus dangereuse au monde. En 1920, le port de Montréal est plus que fleurissant. Il faut dire que les truanderies suivent la même courbe que celle de l’économie. Au chapitre III, le livre nous fait vivre les revers de la crise économique de 1929, où toutes les économies occidentaux sont touchées, même le marché noir. Tout de suite après, ce fut le retour des années glorieuses. Il nous ravive la mémoire en nous rappelant qu’avec la guerre qui fait rage en Allemagne, les soldats et les généraux ont besoins de s’amuser une fois qu’ils reviennent au pays. Dans l’après guerre, il nous fait constater que le fameux «Red Light» reprend des forces plus que jamais. On y parie jusqu’à 75 000$ à l’heure dans tout le quartier. La prostitution rapportait à elle seulle près de 10 millions de dollars par année. Dans le chapitre VII, on apprend que Jean Drapeau rentre majoritaire à la mairie. Il nettoiera Montréal au grand complet et il fera tout pour redorer l’image de Montréal qui s’était dégradée au cours des 30 dernière années. Une crise immobilière importante éclata dans le milieu des années 50, ce qui détruisit le «Red Light». L’auteur met aussi l’accent sur le fait que ce ne soit pas la moralité des montréalais qui démantela le quartier, mais bien l’urbanisation de la ville de Montréal…
Ce livre démontre bien que Montréal à déjà été une ville où les soirées se finissait habituellemnt très tard dans la nuit, mais il ne nous démontre pas les problèmes qui étaient liés à ce phénomène historique. Par exemple, l’alcoolisme, les femmes battues par leurs clients, les hommes aillant tout perdu durant la dépression économique et qui sombrent dans l’enfer de la drogue, etc.
Ce livre ne nous servira en rien pour notre projet, car il parle plutôt de l'histoire du «Red Light» que de ce qu'il en est rendu aujourd'hui. Cependant ce fut intéressant d’en apprendre d’avantage sur cette époque mythique de Montréal.
PROULX, Daniel, Le red Light de Montréal, VLB, Montréal, 1997, 83 p.
Richard Poulin, « La Mondialisation Des Industries Du Sexe », 2004
Dans cet ouvrage, il est question de tous les aspects politiques, économiques et sociaux reliés à l'industrie du sexe. L'auteur traite principalement de la prostitution, mais également de la pornographie et de la traite des enfants ou des femmes. On explique donc l'évolution et la progression de cette industrie au sein des sociétés et comment actuellement cette industrie à but lucratif est beaucoup plus acceptée, et ce malgré les anciens préjugés, qu'auparavant.
En premier lieu, Richard Poulin traite d’abord de l’aspect économique concernant le commerce du sexe sur un plan mondial, puisque la prostitution et la traite d’êtres humains touchent beaucoup de pays. Dans un esprit planétaire mélangé à un mode de pensée capitaliste, il est donc évident que ce secteur économique est une source de revenu non négligeable pour plusieurs. Le tourisme sexuel attirant beaucoup de voyageurs chaque année, rend les bordels de plus en plus nombreux et ce, même s’ils sont parfois illégaux, ce qui apporte de grandes répercussions concernant les enfants et les femmes qui sont contraints d’y participer. Dans un autre chapitre du livre, on traite plus en profondeur l’aspect « criminel » ou encore « illégal » de la prostitution et de sa marchandisation à travers le monde. Même si la marchandisation ou la traite d’humain est prohibé, cela n’empêche pas le phénomène de se produire, puisqu’un groupe de personnes, bien en particulier, s’occupe de son organisation : le crime organisé. Ces personnes, tout en organisant le commerce du sexe, l’ont criminalisé et rendu le proxénétisme jusqu’à un certain point dangereux. Il est donc difficile d’accepter cet aspect de l’industrie puisque violence et risque y sont associés. Par la suite, les sujets concernant la pornographie, son envahissement et les effets de sa consommation sont abordés, démontrant que notre ère actuelle est en fait une ère de voyeurisme. Ce qui explique pourquoi la pornographie est omniprésente dans la vie des gens et pourquoi l’industrie a donc connu un essor fulgurant au cours des dernières décennies. En dernier lieu, l’ouvrage décrit comment finalement les sociétés du monde n’ont pu qu’accepter et libérer beaucoup plus « le travail du sexe », puisque ces nouvelles valeurs morales se conforment davantage aux valeurs marchandes qui leurs sont reliées.
La plupart des sujets abordés dans cet ouvrage ne sont pas très utiles à la conception de notre travail puisque ces sujets ne font pas partis de notre étude. Par contre, le chapitre traitant de la pornographie sera une source d’informations intéressantes lorsque l’on abordera le sujet des bars de danseuses pour notre travail.
POULIN, Richard, La Mondialisation Des Industries Du Sexe : Prostitution, pornographie, traite des femmes et des enfants, L’Interligne, Amarres, Ottawa, 2004, 383 p.
Janie Vigneault
La plupart des ouvrages consultés contenaient plusieurs lacunes importantes, puisqu’ils ne traitaient pas réellement de la popularité des lieux selon les types de clientèle, procuraient des listes incomplètes des lieux de divertissements ou des informations peu détaillées des lieux, ainsi qu’un manque de données récentes concernant les nouvelles tendances.