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La question des Premières Nations lors des élections québécoises de 2018

RECHERCHE    

Vous trouverez ici une recension de la situation des Autochtones au Québec en 2018 et leur place dans la politique et la société québecoise.

1. Les principales problématiques existant dans les communautés autochtones

1.1 Les conditions de vie des autochtones vivant dans les réserves

1.1.1. L’accès au logement


[SOURCE]

Le Ministère des Affaires autochtones et Développement du Nord Canada estimait à 8,2 milliards de dollars le coût des investissements requis pour répondre aux besoins immédiats en matière d’infrastructure dans les réserves en 2013 et s’attendait à ce que ce coût atteigne 9,7 milliards dans cinq ans.[SOURCE]

1.1.2. L'accès à une éducation de qualité, du primaire jusqu'aux études supérieures

Selon une étude sur l’éducation chez les autochtones québécois qu’à publiée l’Institut C. D. Howe, les autochtones québécois sont en moyenne moins bien éduqués que l'ensemble des autochtones canadiens, qui sont eux-mêmes moins bien éduqués que l'ensemble des Canadiens. [SOURCE]

De plus, pour Cindy Blackstock, l'échec dans le milieu scolaire a un effet destructeur sur l'estime de soi chez les jeunes Autochtones. « Ces enfants savent que les autres enfants réussissent mieux. Ils intériorisent le sentiment selon lequel ils sont seuls responsables de leur échec : "Je ne suis pas assez intelligent, je ne suis pas assez bon, ma communauté est une bande de nuls." » [SOURCE]

Par ailleurs, les défis sont énormes pour les jeunes Autochtones qui désirent poursuivre leurs études, jugent les intervenants du milieu.  Ils doivent souvent quitter leur communauté, pour aller dans de plus grands centres urbains. Loin de leur famille et de leur communauté, ils se sentent isolés et le risque de décrochage est élevé. [SOURCE]

Finalement, les collèges et les instituts sont également les principaux fournisseurs de programmes d’éducation et de perfectionnement pour adultes qui jouent un rôle crucial dans l’élimination des obstacles à l’éducation postsecondaire. Cela est particulièrement important pour les Autochtones, chez lesquels le pourcentage d’hommes et de femmes de 25 à 64 ans ne détenant pas de diplôme d’études secondaires se maintient à 26 %, soit un taux plus de deux fois plus élevé que celui enregistré dans la population non autochtone du Canada(11%).[SOURCE]

 

1.1.3. L'accès au CPE ou à la garderie

Au moins 800 enfants de la nation Atikamekw n'auraient pas accès à un centre de la petite enfance. Les trois seuls CPE totalisent 360 places, ce qui est nettement insuffisant, selon les directrices des centres. Elles réclament l'ajout de places oui, mais aussi que Québec reconnaisse un «statut particulier» aux CPE autochtones. [SOURCE]

1.1.4. L'opportunité d'emploi

En 2009, le taux de chômage chez les autochtones du Québec était de 13,9%, contre 8,1% pour le reste des Canadiens, selon des chiffres de l'Alliance de la fonction publique du Canada. Leur salaire annuel moyen est de 18 200$, et 22% d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté.  [SOURCE]

De plus, selon les données de Statistique Canada, en 2015, le taux de chômage chez les Autochtones du Québec âgés de 25 à 54 ans atteignait près de 11 %, comparativement à 6,5 % pour la population non autochtone.[SOURCE]

1.1.5. La population autochtone en deçà du seuil de pauvreté

Selon le CCPA, 38 % des enfants autochtones vivent sous le seuil de pauvreté. La proportion d'enfants qui vivent en pauvreté est encore plus élevée dans les réserves, où il atteint 60 %. Au Manitoba, ce chiffre atteint 76 %, le taux le plus fort au pays.[SOURCE]

Par exemple, le chercheur et coauteur de l'étude Daniel Wilson affirme que les enfants autochtones ont tout contre eux. Non seulement leurs familles vivent dans la pauvreté, mais leurs services publics sont substantiellement appauvris : ils n'ont pas d'eau potable, leur maison est surpeuplée et en mauvais état, leur école est sous-financée et leurs parents ont vécu les horreurs des pensionnats autochtones.[SOURCE]

Enfin, chez les Premières Nations,un enfant sur quatre vit dans la pauvreté, par rapport à un enfant sur six chez les non-Autochtones. Environ 40% des enfants autochtones hors réserve vivent dans la pauvreté. Les Autochtones vivant dans les régions urbaines ont deux fois plus de chances de vivre dans la pauvreté que les non-Autochtones. En 2000, par exemple, 55,6% des Autochtones de régions urbaines vivaient dans la pauvreté, par rapport à 24,5% des résidents urbains non autochtones du Canada.[SOURCE]

1.1.6. La sécurité au sein des réserves (Sûreté du Québec et le corps de police autochtone)


Il y a au Québec 55 communautés autochtones. De ce nombre, 51 sont visées par des ententes sur la prestation des services policiers, c'est-à-dire 99,5 % de la population autochtone vivant dans les communautés inuites et amérindiennes du Québec.  Ainsi, toutes les communautés autochtones du Québec sont assurées d'être desservies par un corps de police autochtone ou encore par la Sûreté du Québec. [SOURCE]

 Par ailleurs, ce travail n'est pas facile. En effet, près de deux mois après avoir perdu son fils dans une intervention policière sur la réserve autochtone de Lac-Simon, Michel Leroux lance un cri du cœur. Il aimerait que des changements soient apportés pour rendre le travail des policiers plus sécuritaire sur les réserves autochtones. [SOURCE]

1.1.7. L'accès aux soins de santé

Ted Quewezance est un ancien chef de la Première Nation Keeseekoose, dans l'est de la Saskatchewan. Il est aussi un survivant des pensionnats autochtones. Selon lui, les membres des Premières Nations sont traités comme des citoyens de seconde classe lorsqu'il s'agit d'accéder aux soins de santé. Il dénonce aussi une mauvaise attitude de la part du personnel médical. [SOURCE]

À titre d'exemple, un citoyen de Pessamit, Rosario Rousselot, a commencé la journée d'audiences en racontant aux membres de la commission qu'il aurait été victime de racisme par un infirmier du centre de santé de sa communauté. Les faits seraient survenus en 2016. [SOURCE]


1.1.8. Les soins de santé offerts aux aînés

Souvent atteints de maladies chroniques, les personnes âgées des Premières Nations figurent parmi les plus vulnérables au Canada. Le Conseil canadien de la santé estime que les autochtones sont souvent exclus de certains programmes provinciaux, par manque de communication entre le fédéral et les provinces.[SOURCE]

Par conséquent, certains hôpitaux renvoient des patients fragiles dans leurs communautés sans vérifier s’il y existe des services de soutien appropriés parce que la responsabilité administrative des peuples autochtones a toujours incombé au gouvernement fédéral.[SOURCE]

De plus, les personnes âgées des Premières Nations qui vivent dans des réserves n’obtiennent pas les soins à domicile et les soins prolongés, y compris les soins de longue durée, dont elles ont besoin pour continuer à vivre dans leur communauté. Beaucoup se voient contraintes de quitter ces communautés et d’aller finir leur vie dans des établissements qui ne sont pas culturellement adaptés ou sécuritaires pour elles. [SOURCE]

Finalement, en raison des séquelles de la colonisation et des pensionnats indiens, et du racisme qui continue de sévir dans la société canadienne, les personnes âgées en arrivent à beaucoup se méfier des institutions établies, notamment du système de santé. Les participants ont dit que, en cas de symptômes, de nombreuses personnes âgées retardent leurs consultations chez les professionnels de la santé, attendant d’être gravement malades, car elles craignent que le diagnostic les force à quitter leur communauté pour obtenir des soins[SOURCE]

 

1.1.9. La préservation de la culture traditionnelle

Au pays, 60 langues autochtones sont recensées, et elles sont toutes menacées, sauf l'inuktitut, selon Patrimoine canadien et l'UNESCO.[SOURCE]

Cependant, les pensionnats indiens au pays, dont le dernier a fermé en 1996, ont largement contribué à décourager l’usage de ces langues. À l'heure actuelle, au Canada, un Autochtone sur vingt parle la langue de son peuple, selon Patrimoine canadien[SOURCE]

Même si les langues autochtones sont protégées en vertu de l’article 35 de la Charte canadienne des droits et libertés sur les droits ancestraux, le gouvernement n’est pas forcément tenu d’en faire la promotion. [SOURCE]

 

2. La position des principaux acteurs politiques

2.1. Les organismes de défense des autochtones

2.1.1. L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

L’APNQL a été créé en 1985. Elle est composée de l’Assemblée des Chefs ainsi que d’un bureau administratif. L’Assemblée est composée des Chefs des 43 communautés des Premières Nations situées au Québec et au Labrador et représente un total de 10 nations : Abénaquis, Algonquins, Atikamekw, Cris, Hurons-Wendat, Malécites, Mi’gmaq, Mohawks Innu et Naskapis.  [SOURCE]

L'APNQL a présenté un projet de loi sur la protection de la jeunesse la notion de préservation de l’identité culturelle pour les enfants des Premières Nations et inuits. Il prévoit également des exceptions à la règle générale de confidentialité afin qu’une instance responsable des services à l’enfance et à la famille dans une communauté puisse être avisée lorsqu’un enfant doit être retiré de son milieu familial. [SOURCE]

Plusieurs tensions existent entre le gouvernement fédéral et l’APNQL : «En dépit des multiples engagements du gouvernement Trudeau à l’égard des Premières Nations, Métis et Inuits, force est de constater son indifférence face à ses obligations, notamment en matière de consultation », soutient dans un communiqué le chef de l’APNQL, Ghislain Picard. [SOURCE]

Le chef de l'APNQL tient aussi à rappeler au nouveau premier ministre son engagement à endosser la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones. « Nous prenons François Legault aux mots lorsqu'il m'écrit, dans une lettre transmise pendant la campagne électorale, qu'un gouvernement de la CAQ mettra en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il s'agit d'un sujet beaucoup trop important pour que cet engagement demeure seulement une simple promesse électorale », soutient Ghislain Picard. [SOURCE]

Parmi eux, le droit à la sécurité pour la population autochtone, afin que la sécurité publique «devienne une priorité» et que les services policiers des Premières Nations soient reconnus comme un service essentiel et soutenus à la hauteur de leurs besoins spécifiques. Les Premières Nations s’attendent à un engagement qui permettra aux communautés qui le souhaitent de créer leur propre service de police, plutôt que de devoir recourir aux services de la Sûreté du Québec. [SOURCE]


2.1.2. Femmes autochtones du Québec

Fondée en 1974, Femmes Autochtones du Québec Inc. (FAQ) représente les femmes des Premières Nations du Québec ainsi que les femmes autochtones qui vivent en milieu urbain. FAQ appuie les efforts des femmes autochtones dans l'amélioration de leurs conditions de vie par la promotion de la non violence, de la justice, de l'égalité des droits et de la santé, et FAQ soutient les femmes dans leur engagement au sein de leur communauté. [SOURCE]

À titre d'exemple, le programme d’aide à l’Emploi et à la formation permet à des dizaines de femmes autochtones chaque année de trouver une formation adéquate et d’intégrer le marché du travail.De plus, la FAQ soutient les droits à l’autodétermination des peuples autochtones et participe activement depuis 2006 aux Coalitions nationale et québécoise pour que le Canada adopte sans condition la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. [SOURCE]

FAQ dénonce le double discours du Premier Ministre Trudeau, qui dit vouloir un avenir meilleur pour le Canada et de meilleures relations de Nation à Nation avec les peuples autochtones, tout en autorisant des projets destructeurs, qui comportent de nombreux risques environnementaux et socio-économiques. [SOURCE]

Au sujet de la violence à l'endroit des femmes Autochtones, la présidente de Femmes autochtones du Québec, Viviane Michel, a elle aussi plaidé pour une justice qui soit à l'écoute des autochtones. « Ça fait 30 ans qu'on est conscientes que la justice ne s'applique pas, parce qu'on est des femmes autochtones », dira-t-elle lors d'un discours d'une dizaine de minutes. [SOURCE]

En effet, un bon nombre de femmes autochtones ne connaissent pas bien leurs droits, selon Mme Michel. Elle demande la création d’une première clinique juridique pour les femmes. Elle donne l'exemple de l’Ontario, où l'Aboriginal legal service de Toronto offre des services de représentations et d’avocats spécifiquement pour les Autochtones, le tout financé par l’aide juridique. [SOURCE]

 


2.2. Les ministères, régies et organismes gouvernementaux responsables des relations avec les autochtones

2.2.1. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

Les organismes gouvernementaux Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) continuent de renouveler la relation de nation à nation, entre les Inuit et la Couronne et de gouvernement à gouvernement entre le Canada et les Premières Nations, les Inuit et les Métis; de moderniser les structures du gouvernement du Canada en vue de permettre aux Autochtones de renforcer leur capacité et d'appuyer leur vision en matière d'autonomie gouvernementale, et de diriger les travaux du gouvernement du Canada dans le Nord.[SOURCE]

RCAANC est responsable de la négociation et la mise en œuvre des traités et des ententes, du règlement des griefs historiques et des autres revendications, de la consultation et l’accommodement des peuples autochtones, des affaires individuelles (par exemple, les inscriptions au registre des Indiens), de la résolution des questions relatives aux pensionnats indiens, de la gestion des terres, des ressources naturelles et de l’environnement, et du développement économique[SOURCE]

Par ailleurs, le gouvernement veut établir un processus de consultation avec les peuples autochtones pour reconnaître leurs droits et avoir un cadre qui fera en sorte qu'ils soient respectés, quel que soit le gouvernement au pouvoir. Cette responsabilité incombera à la nouvelle ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord. [SOURCE]

C'est pourquoi le gouvernement du Canada collabore avec les communautés autochtones à près de 70 tables de discussion dans l'ensemble du pays afin d'explorer de nouvelles façons de travailler ensemble pour faire progresser la reconnaissance des droits autochtones et l'autodétermination. Plus de 350 communautés autochtones, qui comptent au total plus de 750 000 personnes, sont représentées dans ces discussions. [SOURCE]


Finalement, le Ministre des Affaires intergouvernementales et du Nord et du Commerce intérieur a déclaré que « Nous avons écouté attentivement les commentaires des résidants du Nord, des organisations et des gouvernements territoriaux et autochtones. Le projet de loi déposé aujourd'hui témoigne de notre engagement à trouver une solution à leurs préoccupations. Les modifications proposées aideraient à maintenir une gestion et une utilisation efficaces, prévisibles et cohérentes des terres, de l'eau et des ressources naturelles » [SOURCE]


2.2.2. Services aux Autochtones Canada

Services aux Autochtones Canada, qui améliorera l’accès des Premières Nations, des Inuit et des Métis à des services de grande qualité; appuiera et renforcera l’autonomie des peuples autochtones afin qu’ils maîtrisent la prestation de ces services; et améliorera les conditions socio-économiques, la qualité de vie et la sécurité dans leurs collectivités. [SOURCE]

Le soutien aux programmes d’enseignement adaptés à la culture et à l’éducation dirigée par les Autochtones s’inscrit dans la deuxième priorité du Ministère, qui consiste à améliorer les services d’éducation au sein des communautés autochtones.  En outre, le Ministère cherche à améliorer la protection de la famille et des enfants. À ce titre, le gouvernement fédéral alloue en 2018 la somme de 1,4 milliard de dollars sur six ans pour appuyer les enfants autochtones et leur famille. [SOURCE]

Parmi les priorités de Services aux Autochtones Canada, il y a également: les services à l’enfance et aux familles des Premières Nations , le Programme d’aide au revenu dans les réserves, l'initiative de l'enfant d'abord et le programme pour la prévention de la violence familiale[SOURCE]

Par ailleurs, le ministère tente également d'assurer la réalisation des investissements importants qui ont été annoncés relativement aux services aux Autochtones dans les budgets de 2016 et de 2017. Ces investissements concernent entre autres la construction et la rénovation de logements, les services d’éducation de qualité offerts aux enfants des Premières Nations qui vivent dans des réserves, et l’élimination des avis d’ébullition de l’eau de longue durée d’ici 2021[SOURCE]

Bref, le ministère souhaite conclure des ententes de financement de 10 ans avec une centaine de communautés autochtones d’ici avril 2019. Ottawa voudrait aussi éliminer, ou du moins modifier, certaines «politiques rétrogrades», comme la mise en tutelle lorsqu’Ottawa croit qu’une communauté a perdu le contrôle de ses finances. [SOURCE]


2.3. Les programmes des principaux partis politiques

2.3.1. Parti Libéral du Québec

Dans un communiqué datant du 28 juin 2017, le Parti libéral du Québec (alors au pouvoir) dévoile son Plan d’action pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuits 2017-2022 et affirme que selon lui: « L’identité́ québécoise s’enrichit par la contribution des personnes de toutes origines tout en étant intimement attachée à la continuité́ de son caractère distinct et francophone ainsi qu’à la contribution historique des Autochtones ».[SOURCE]

Par ailleurs, Stéphanie Vallée, alors qu'elle était ministre de la justice, a déclaré «Les actions que nous mettrons en œuvre, au cours des prochaines années, nous permettront de mieux répondre aux besoins des communautés et de rapprocher la justice de plusieurs milieux autochtones et de ses membres. Je suis persuadée que nos interventions concertées avec le milieu autochtone contribueront à améliorer l’accès à la justice et à participer à la construction d’une société plus juste et plus équitable. [SOURCE]

Quant à lui, Sébastien Proulx, alors qu'il était ministre de l'Éducation, du loisir et du Sport et ministre de la Famille, a affirmé que: «Les diverses mesures proposées sont arrimées aux orientations de la Politique de la réussite éducative, lancée la semaine dernière. Notre objectif principal sera d’encourager la mise en œuvre d’initiatives et de projets visant la réussite et la persévérance scolaires. Je souhaite que les jeunes autochtones et inuits aient accès à tous les outils et les services nécessaires pour favoriser leur réussite.»[SOURCE]

Finalement, M. Couillard a dit croire qu’il fallait aller chercher davantage de travailleurs chez les Premières Nations. Sans dire précisément comment il comptait s’y prendre, il a insisté sur l’importance de respecter les différences culturelles et de rapprocher les peuples. [SOURCE]


2.3.2. Coalition Avenir Québec

Le site de la coalition avenir Québec comprend un paragraphe qui porte sur les Autochtones:La mise en œuvre de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones et prise en compte des recommandations du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, à l’intérieur des prérogatives de l’Assemblée nationale du Québec.[SOURCE

De plus, dans un communiqué remis au journal Le Devoir, il a également affirmé qu’il fallait que le gouvernement du Québec démontre une réelle volonté de travailler en collaboration avec les Premières Nations sur des projets porteurs, gagnant-gagnant, dans l’objectif d’améliorer leur niveau de vie.[SOURCE]

Sans doute un des engagements les plus surprenants de la campagne électorale, François Legault a promis de conclure des ententes inspirées de la paix des braves avec chacune des nations autochtones. Signé en 2002, l’accord historique prévoit un versement de 4,5 milliards de dollars aux Cris de la Baie-James en échange de la fin de certaines revendications territoriales. [SOURCE]

En effet, M. Legault s’est dit disposé à « discuter » de différentes mesures pour rétablir un climat de confiance entre les Premières Nations et les autorités. « Une chose est claire : il faut refaire les liens », a-t-il affirmé. [SOURCE]


2.3.3. Parti Québécois

Le Parti Québécois propose plusieurs mesures, dont repenser les relations de l’État du Québec avec les Autochtones en proposant aux Premières Nations et aux Inuits de définir avec eux les principes devant guider leur relation future avec la nation québécoise, incluant, par exemple, le respect de l’autodétermination, la recherche des intérêts communs et la sécurité culturelle et mettre en place un plan d’action pour contrer le racisme et la discrimination à l’égard des Autochtones.[SOURCE]

En effet, des policiers arborent un bracelet rouge orné de huit étoiles en guise de solidarité avec leurs huit confrères du poste de Val-d’Or visés par des allégations de violence contre des femmes autochtones. Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a lancé aux policiers d’« ici et ailleurs » : « N’affichez pas vos convictions ! Lorsqu’on est en situation d’autorité, qu’on est policier, on n’affiche pas ses convictions. Ni religieuses ni syndicales, et surtout pas lorsqu’il y a une controverse locale », a-t-il dit, à Val-d’Or.[SOURCE]


2.3.4. Québec Solidaire

Québec solidaire reconnaît le droit des nations autochtones à l’autodétermination pleine et entière. Le partage du territoire et son développement dans des rapports égalitaires avec les nations autochtones sont également au coeur de notre projet de société.[SOURCE]

Pour sa part, Manon Massé affirme que : «les revendications de l’APNQL sont tout à fait légitimes et je réitère l’engagement de mon parti à s’attaquer à ces enjeux importants. La position de Québec solidaire est ferme : les Premières Nations ont le droit à leur souveraineté. »[SOURCE]

En effet, l’axe central de la politique autochtone de QS est « sans restriction » l’application de la Déclaration des Nations unies sur les droits des personnes autochtones (DNUDPA), une proposition-cadre émanant des interlocuteurs politiques des Autochtones. Cette Déclaration, qui ne fut adoptée par le gouvernement Harper qu’en 2010 (trois ans après les autres pays membres de l’ONU), ouvre un vaste chantier international de débats politiques et juridiques au niveau des droits des peuples autochtones.[SOURCE]

Finalement, pour lutter contre la discrimination à laquelle font souvent face les communautés autochtones, QS souhaite créer une commission sur le racisme systémique. Les Solidaires promettent également de mettre en place les 94 recommandations du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du gouvernement fédéral qui visait à faciliter la réconciliation entre les anciens pensionnaires des pensionnats autochtones, leurs familles, les collectivités autochtones et l’ensemble de la population.[SOURCE]

 

2.4. L'attitude de la société civile québécoise à l'égard des conditions de vie des autochtones

Un sondage de l’institut Environics réalisé auprès de plus de 2000 Canadiens non Autochtones révèle que les préjugés négatifs persistent à l'égard des Premières Nations, des Métis et des Inuits. En effet, à la question : «Comment décrivez-vous la relation actuelle entre les peuples autochtones     et non autochtones?», 45% des Québécois ont répondu «plutôt négative», alors que dans l’ensemble du Canada le pourcentage était plutôt de 40%.[SOURCE]

De plus, selon une étude approfondie de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), les Autochtones du Québec sont en proie à de la discrimination systémique, due aux effets du colonialisme encore présent dans la société.[SOURCE]

En effet, un manque d'éducation sur l'histoire coloniale du Canada et sur son rôle dans la création des conditions désavantageuses auxquelles font face actuellement les communautés autochtones a pour résultat de faire porter la responsabilité des problèmes économiques et sociaux au manque présumé d'évolution des peuples autochtones plutôt qu'aux conséquences dommageables sur les plans économiques et social du du colonialisme et du racisme.[SOURCE]



Ceci est un bilan des données disponibles à propos de la situation des Autochtones dans la politique québécoise.

 


 







PLAN

1. Les principales problématiques existant dans les communautés autochtones

1.1 Les conditions de vie des autochtones vivant dans les réserves

1.1.1. L'accès au logement

1.1.2. L'accès à une éducation de qualité, du primaire jusqu'aux études supérieures

1.1.3. L'accès au CPE ou à la garderie

1.1.4. L'opportunité d'emploi 

1.1.5. La population autochtone en deçà du seuil de pauvreté

1.1.6. La sécurité au sein des réserves (Sûreté du Québec et le corps de police autochtone)

1.1.7. L'accès aux soins de santé 

1.1.8. Les soins de santé offerts aux aînés

1.1.9. La préservation de la culture traditionnelle


2. La position des principaux acteurs politiques

2.1. Les organismes de défense des autochtones

2.1.1. L'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

2.1.2. Femmes autochtones du Québec 

2.2. Les ministères, régies et organismes gouvernementaux responsables des relations avec les autochtones

2.2.1. Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada

2.2.2. Services aux Autochtones Canada

2.2.3. Secrétariat aux affaires autochtones

2.3. Les programmes des principaux partis politiques

2.3.1. Parti Libéral du Québec

2.3.2. Coalition Avenir Québec

2.3.3. Parti Québécois

2.3.4. Québec Solidaire

2.4. L'attitude de la société civile québécoise à l'égard des conditions de vie des autochtones



 



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