Projet a153


a130  a131  a132  a133  a134  a135  a136  a137  a138  a139  a140  a141  a142  a143  a144  a145  a146  a147  a148  a149  a150  a151  a152  a153 a154  a155  a156  a157  a158  a159  a160  a161  a162  a163  a164  a165  a166  a167  a168  MOD 






Eureka.CC Érudit
 
Repère Le Petit Robert
E-Stat
E-Stat
IPMSH - Projets

Apport du Français dans le développement de l'économie de Montréal.

RECHERCHE

1.1      1850-1915

En 1867, les grandes villes du centre du Canada sont Montréal et Toronto. Fondée en tant que port et centre de commerce, Montréal devient une ville industrielle dès le milieu du XIXe siècle et, en 1900, produit déjà vêtements et produits textiles en grandes quantités ainsi que des appareils électriques, des véhicules ferroviaires et de nombreux produits de l'industrie légère. C'est aussi un important centre financier.

[SOURCE]

 

1.2      1915-1940

Au début du XXe siècle, Montréal connaît l'une des plus fortes périodes de croissance de son histoire. Sa population dépasse déjà un demi-million d'habitants à la veille de la Première Guerre mondiale. La ville bourdonne d'activité, et elle atteint le sommet de sa puissance en tant que métropole du Canada. Ses grandes entreprises participent au développement de l'Ouest canadien et y multiplient leurs succursales. Elles sont aussi associées à l'exploitation des ressources naturelles et à l'expansion du secteur manufacturier au Québec et en Ontario. La rue Saint-Jacques devient le symbole de la puissance financière de Montréal.

[SOURCE]

 

La colonisation de l'Ouest canadien est aussi un facteur important dans le développement de la ville. La compagnie de chemin de fer Canadien Pacifique y établit son siège social dans les années 1880. Une grande partie du blé de l'Ouest est expédiée par le port de Montréal, qui s'agrandit considérablement au début du XXesiècle. Montréal est alors incontestablement la métropole du Canada, et la rue Saint-Jacques en est le centre financier. Toutefois, Toronto est une puissante rivale et bénéficie davantage à long terme de la colonisation de l'ouest et de l'expansion du commerce avec les États-Unis. En 1960, elle supplante déjà Montréal comme centre économique du Canada grâce, en partie, à l'arrivée massive de capitaux industriels américains au Canada, qui, pour la plupart, sont destinés à l'Ontario.

[SOURCE]

 

1.3      1940-Aujourd’hui

Entre 1944 et 1959, Maurice Duplessis maintient le rôle traditionnel de l'État. Il gère personnellement les dossiers de la province et accorde peu d'autonomie à ses ministres. Le laisser-faire de Duplessis laisse le développement économique du Québec entre les mains des compagnies étrangères. Le domaine social est laissé à l'Église et on compte sur les organismes de charité pour aider les personnes dans le besoin. À cette époque, les Canadiens français sont généralement exclus des lieux de pouvoir économique de la province.

Après son élection, en 1960, le Parti libéral du Québec de Jean Lesage entreprend de réformer le Québec, ce que réclamaient les adversaires de Duplessis. L'une des priorités du nouveau gouvernement est de mettre en place les éléments nécessaires à l'émancipation sociale et économique des Canadiens français. Le slogan « Maître chez nous » décrit parfaitement cette volonté. Pour Lesage et son équipe, l'État est le meilleur outil dont disposent les Canadiens français pour atteindre cet objectif. Le Québec, suivant l'exemple du gouvernement fédéral, adopte les principes de l'État-providence et prend des mesures plus radicales encore. Dans son nouveau rôle, l'État québécois encadre mieux l'économie par la promulgation de certaines lois et la création de leviers financiers, et prend en charge le domaine social. L'objectif est d'atténuer les inégalités sociales et de bâtir une société plus juste où tous bénéficient des mêmes droits. Les gouvernements qui succéderont à celui de Jean Lesage ne remettront pas ces principes en question et poursuivront la modernisation du Québec.

Le nouveau rôle de l'État mène à la création de nombreux ministères et sociétés d'État au cours des années 1960 et 1970. Cette expansion considérable de la taille de l'État pousse le gouvernement à se doter d'une fonction publique importante en nombre et compétente. La mise sur pied du ministère de l'Éducation (1964) et le passage à un système de santé universel (1971) figurent parmi les grandes avancées sociales de l'époque. La nationalisation complète de l'hydroélectricité (1964) est aussi bénéfique à plusieurs égards. Elle permet à de nombreux ingénieurs et cadres francophones de faire rayonner leur savoir-faire en plus de faire profiter l'État de nouveaux revenus. La mise en place de sociétés d'État comme la Société générale de financement (1961) et la Caisse de dépôt et placement (1965) symbolise la réussite économique du Québec.

[SOURCE] Lang=2&tableid=11&tablename=theme&elementid=109__true&contentlong

 

2.1      Aspects généraux

La moitié des emplois culturels dans la région métropolitaine de Montréal sont concentrés dans quatre sous-secteurs : l’industrie du film et de la vidéo (14 %), les services spécialisés de design (12 %), le secteur de la publicité (12 %) et les artistes, auteurs et interprètes indépendants (12 %).

[SOURCE]

 

Entre 1998 et 2008, alors que le nombre d’emplois à Montréal a crû de 1,7 % annuellement, les emplois dans le secteur culturel de la métropole ont augmenté de 4,6 % par an. Le secteur de la culture connaît une expansion presque trois fois plus rapide, en matière d’emplois, que l’ensemble des industries. Il a ainsi contribué à l’amélioration continue du marché de l’emploi de Montréal durant cette période.

[SOURCE]

 

LA CROISSANCE EN QUELQUES CHIFFRES

PIB de 103 milliards de dollars en 2010, en hausse de 4 % par rapport à 2009

PIB par habitant de 53 250 $, en hausse de 3,4 % en 2010

60 000 entreprises ou établissements (110 000 avec la région métropolitaine) en 2010

L'agglomération de Montréal génère 34 % du PIB du Québec et 36 % de ses exportations

Le Grand Montréal est la 1ère métropole canadienne et la 2e métropole nord-américaine au classement général pour la performance économique au sortir de la récession mondiale, selon le Global Metro Monitor.

[SOURCE]

 

“Un autre facteur clé de succès de l'économie montréalaise est l'équilibre des forces en présence : dans tous les secteurs d'activités, de prestigieuses multinationales côtoient sur un même territoire des milliers de PME dynamiques. Cette complémentarité est garante de la stabilité industrielle de la ville, mais aussi de sa flexibilité et de sa réactivité.”

Montréal 2025 [SOURCE]

 

Pourquoi choisir Montréal? Parce que « c'est une ville extrêmement riche culturellement, un incroyable terreau de talents.»

-          Bob Ezrin, producteur américain

Parce que « la ville se classe deuxième pour le pourcentage de sa main d'oeuvre qui occupe des postes dans le "noyau super créatif".»

-          Richard Florida, Louis Musante et Kevin Stolarick, Catalytix

[SOURCE]

 

2.2      Littérature

Éditeurs de livres 

(Québec)

 

 

2005

2006

2007

2008

2009p

 

en million de dollars

Qc

 

 

 

Revenu d'exploitation

589,0

596,8

660,0

678,6

698,8

Dépenses d'exploitation

518,3

544,6

601,5

599,2

609,7

Salaires, traitements et avantages sociaux

95,4

92,3

104,0

104,5

112,7

 

 

%

Marge bénéficiaire d'exploitation

12,0

8,7

8,9

11,7

12,8

 

[SOURCE]

 

Quoiqu’un marché de 279 millions de dollars puisse paraître relativement insignifiant à l’aune du PIB québécois (plus de 185 milliards de dollars en 1997), il se situe néanmoins favorablement par rapport à la plupart des industries culturelles. Ainsi les recettes cinématographiques en salles au Québec étaient, en 1997, de 117,8 millions de dollars, les achats de vidéocassettes atteignaient environ 61 millions de dollars et la location 261 millions (en 1996), tandis que les recettes de la télédiffusion privée représentaient 352 millions de dollars en 1996.

[SOURCE]

 

 

 

EDM, dépenses des ménages au titre du matériel de lecture, annuel

Statistiques9

2004

2005

2006

2007

2008

2009

Dépenses moyennes (dollars)

244

230

238

245

231

196

Pourcentage des ménages déclarants

80,3

77,2

77

71,7

71,5

66,1

Nombre estimé des ménages déclarants

2 545 840

2 486 200

2 515 680

2 370 630

2 395 880

2 244 740

Dépenses médianes par ménage déclarant (dollars)

230

200

200

252

240

225

 

[SOURCE]=

 

2.3      Cinéma

 

Incluant les effets directs et indirects, chaque dépense de 10 millions de $ réalisée au Québec dans le cadre d’un tournage étranger crée 155 personnnes-année en emplois, génère des revenus d’emploi de 5,6 millions de $ et contribue : Aux revenus du Gouvernement du Québec de 1,17 millions de $, aux revenus du Gouvernement du Canada de 487 000$

[SOURCE]

 

Nous constatons la venue à Montréal de nombreux producteurs américains pour tourner dans des décors historiques et à des coûts moins élevés qu'aux États-Unis. Le Bureau du cinéma de la ville de Montréal a fait un travail remarquable en ce sens sous la houlette d'André Lafond et une moyenne d'une vingtaine de films américains sont tournés chaque année à Montréal, avec la présence marquante d'acteurs vedette tels Marlon Brando, Eddy Murphy, Robert de Niro, Paul Newman, etc. Les retombées économiques annuelles sont de quelques 500 millions pour les films américains et de 1,6 milliard en 1999 pour le total des sommes dépensées à Montréal pour tous les tournages cinématographiques, toutes origines confondues!

 La Presse, 15 janvier 2002 

 

Plus du quart des travailleurs du secteur sont des travailleurs autonomes. Cette proportion est particulièrement élevée dans certains sous-secteurs : artistes, auteurs et interprètes indépendants (75 %), industries de l’enregistrement sonore (58 %), services spécialisés de design (49 %) et agents et représentants d’artistes (40 %). La proportion de travailleurs autonomes dans le secteur culturel est plus de deux fois supérieure à celle rencontrée dans l’ensemble des industries à Montréal (11 %).

[SOURCE]

 

2.4      Arts de la scène (général)

Statistiques sommaires pour le secteur des arts de la scène, toutes les industries, par province et territoire, 2008 et 2009

Revenus d'exploitation

Salaires, traitements et avantages sociaux

Dépenses d'exploitation

Marge bénéficiaire d'exploitation

2009

2008

2009

2008

2009

2008

2009

2008

milliers de dollars

pourcentage

Terre-Neuve-et-Labrador

11 056

9 377

2 933

2 523

10 358

8 682

6,3

7,4

Île-du-Prince-Édouard

1 021

x

400

x

1 139

x

-11,6

x

Nouvelle-Écosse

18 262

19 325

4 796

5 036

16 418

18 053

10,1

6,6

Nouveau-Brunswick

7 001

8 224

2 287

2 652

6 683

8 063

4,5

2

Québec

521 828

486 981

165 970

151 051

517 114

465 451

0,9

4,4

Ontario

469 170

539 665

152 967

168 400

443 096

502 674

5,6

6,9

Manitoba

38 935

43 344

14 112

14 700

36 971

40 678

5

6,2

Saskatchewan

13 682

14 190

4 941

5 014

12 932

12 915

5,5

9

Alberta

104 290

112 803

28 537

32 848

102 400

108 767

1,8

3,6

Colombie-Britannique

144 708

145 791

29 057

28 838

134 484

120 712

7,1

17,2

Territoire du Yukon

x

x

x

x

x

x

x

x

Territoires du Nord-Ouest

x

x

x

x

x

x

x

x

Nunavut

..

..

..

..

..

..

Canada

1 330 884

1 381 623

406 209

411 683

1 282 368

1 287 665

3,6

6,8

 

[SOURCE]=

 

2.5      Musique

Enregistrement sonore et édition de musique 

(Québec)

 

 

2006

2007

2008

2009p

 

en millions de dollars

Qc

 

 

 

 

Production d'enregistrements sonores et production et distribution d'enregistrements sonores de manière intégrée

 

 

 

 

Revenu d'exploitation

88,5

110,9

97,4

110,8

Dépenses d'exploitation

80,5

103,6

90,7

103,9

Salaires, traitements et avantages sociaux

10,1

13,0

11,1

16,5

 

%

Marge bénéficiaire d'exploitation

9,0

6,6

6,9

6,2

 

en millions de dollars

Studios d'enregistrement sonore

 

 

 

 

Revenu d'exploitation

21,2

22,7

31,4

22,3

Dépenses d'exploitation

18,4

19,4

25,7

19,1

Salaires, traitements et avantages sociaux

5,1

4,3

5,2

5,4

 

%

Marge bénéficiaire d'exploitation

13,4

14,6

18,0

14,4

 

[SOURCE]

 

Les revenus totaux des 125 entreprises recensées se chiffrent à un peu plus de 97 millions de dollars. Le chiffre d’affaires moyen des entreprises était ainsi de 780 000 $. Sur l’ensemble des revenus, 31 % provenaient de la vente de disques, 44 % de la production ou de la vente de spectacles et 6 % de subventions. Les autres activités représentaient 19 % des revenus.

[SOURCE]

 

2.6      Festivals

Selon une étude du Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI), les festivals et grands concerts engendrent des retombées économiques de plus de 320 millions de dollars par année au Québec et créent plus de 6000 emplois.

[SOURCE]

 

2.7      Pratiques Langagières 

Bien que le centre financier du pays déménage de Montréal à Toronto dès le début de la Deuxième Guerre mondiale, le système financier du Québec se francise et devient plus complexe. Dans les années 70 et au début des années 80, les gens d'affaires et les professionnels anglophones quittent une province où ils ne se sentent plus chez eux, ce qui ouvre des perspectives à l'expertise des francophones.

[SOURCE]

 

Plus de 50 % de la population totale est bilingue (français-anglais), comparativement à 8 % pour Toronto et Vancouver.

[SOURCE]

 

“Outre un climat politique stable, une situation économique favorable et des programmes gouvernementaux avantageux, la région métropolitaine de Montréal possède un bassin de compétences techniques et linguistiques qui en fait un environnement de premier choix pour SITA.”

Stéphane Lamoureux - SITA - Bilan des activités 2010 - Montréal International

[SOURCE]

 

“Reliée à l’Europe par la force de l’histoire et aux États-Unis par la proximité géographique, Montréal est depuis toujours une des plaques tournantes du commerce entre l’Europe et l’Amérique.”

[SOURCE]

 

2.8      Multimédias

 « Nous voulions nous rapprocher du marché nord-américain, plus particulièrement du nord-est du continent. Le choix de la région de Montréal s’explique non seulement par la proximité culturelle avec la France, mais aussi parce que c’est une place forte du jeu vidéo et que les compétences en informatique qui nous intéressent, notamment pour les logiciels de planification de la chirurgie et de traitement d’image, sont très proches »

Bertin Nahum, MEDTECH, Bilan des activités 2010 - Montréal International

[SOURCE]

 

2.9      Technologies de l’information

Notre installation dans le Grand Montréal nous offre une souplesse extraordinaire pour ce qui est du recrutement, car il nous est aussi facile de trouver des personnes compétentes sur place que de faire venir des travailleurs américains ou nos propres employés européens, notamment de notre filiale française, désireux de travailler dans un environnement bilingue.

 –M. Helmut Herold Directeur régional Québec et Est du Canada, REpower Systems AG

[SOURCE]

 

“Mda est spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes satellitaires et spatiaux. nous sommes surtout reconnus pour notre fameux bras canadien. la nature même de nos projets requiert une expertise extrêmement pointue, ce qui nous oblige à recruter partout, notamment en France et en angleterre.”

Maureen McCormick, Directrice des ressources humaines et des installations, MDA, Bilan des activités 2010 - Montréal International

[SOURCE]

 

PLAN

1.       Montréal : seule grande ville française de l’Amérique et du Québec 

1.1.    1850-1915

1.2.    1915-1940

1.3.    1940 - Aujourd’hui

2.       Développement culturel économique

2.1.    Aspects généraux

2.2.    Littérature

2.3.     Cinéma

2.4.    Musique

2.5.    Festivals

2.6.    Pratiques Langagières

2.7.    Multimédias

2.8.    Nouvelles technologies

 



Le logiciel Projet est la propriété de Gilles Laporte et du cégep du Vieux Montréal. Toute adaptation ou reproduction du matériel qui y est diffusé est interdite sans le consentement écrit des auteurs et du responsable du portail. Gilles Laporte et CVM © 2010.